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La Déclaration québécoise sur les archives est devenue Déclaration universelle reconnue par l’UNESCO. Bref historique.

C’est fait. Le 7 novembre dernier à Paris, la 36e Conférence générale de l’UNESCO a endossé la Déclaration universelle sur les archives (DUA) proposée par le Conseil international des archives (CIA). Les archivistes québécois ne sont pas étrangers à ce résultat impressionnant, loin de là. Refaisons rapidement le parcours des cinq dernières années.

Le 24 avril 2006, au Centre d’archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), des représentants de neuf regroupements d’archivistes du Québec ainsi que plusieurs citoyens, au terme d’une année fertile en réflexions et discussions, lançaient la Déclaration québécoise sur les archives (DQA).; Dans un document très synthétique d’une seule page, les archivistes afirmaient le caractère essentiel des archives dans la bonne gouvernance des institutions et des entreprises, ainsi que dans la préservation de la mémoire individuelle et collective. Ils ajoutaient qu’il était de la responsabilité morale de tous, archivistes et citoyens, de faire en sorte que le patrimoijne archivistique soit protégé et rendu le plus accessible possible, dans le respect des règles de communication des documents.

Un fois la Déclaration québécoise lancée, elle est vite devenue source d’inspiration. Ainsi, à Québec en novembre 2007, le Conseil international des archives (CIA) qui prenait alors connaissance de l’initiative québécoise, résolut aussitôt de lancer le chantier de l’élaboration d’une Déclaration universelle sur les archives, sur le modèle de la Déclaration québécoise. L’entreprise de faire l’unanimité à l’échelle planétaire était ambitieuse.

À Malte, en novembre 2009, les membres du CIA franchissaient une première étape en reconnaissant d’abort le principe de la Déclaration universelle sur les archives. Un an plus tard, en octobre 2010 à Oslo, le même organisme adoptait officiellement le texte de la DUA et suggérait de le faire endosser par l’UNESCO. À y regarder de près, il est évident que cette déclaration universelle est identique, ou presque, à la Déclaration québécoise ! C’est dire que l’approche québécoise de l’archivistique a parfaitement tenu la route sur la scène internationale.

La Déclaration québécoise est née de l’initiative d’archivistes praticiens désireux de mobiliser les quelque 1 000 archivistes du Québec répartis dans près de 400 services d’archives sur l’ensemble du territoire. On parle ici autant d’archives publiques que privées, d’archives des gouvernements à tous les niveaux, d’entreprises, de communautés religieuses, du monde de l’éducation, des affaires sociales, du milieu hospitalier, des sociétés d’histoire, etc. Les initiateurs de la Déclaration désiraient faire l’unanimité dans la profession avant de se tourner vers la population québécoise et de la sensibiliser davantage à l’importance de son patrimoine archivistique et au rôle des archivistes.

Dès le départ, en parlant d’une déclaration québécoise sur les archives plutôt que d’une déclaration sur les archives du Québec, le caractère universel du document se profilait à l’horizon. L’attraction instantanée que le texte québécois a eue sur les archivistes d’autres pays le démontre bien. En témoigne le registre (sur papier et électronique) de la Déclaration québécoise sur les archives que les archivistes des quatre coins du monde ont signé avec empressement dès 2006 et 2007.

Après le lancement de 2006, la Déclaration a été prise en charge par l’Association des archivistes du Québec (AAQ) qui l’a fait cheminer sur la scène i9nternationale en partenariat avec des collègues archivistes d’Australie, de Suisse, de France, du Bénin et d’ailleurs au sein du Conseil internationale des archives.

Maintenant que la démarche a connu un tel succès, il reste à porter la Déclaration universelle, tel que suggéré par l’UNESCO, au plus haut niveau de chaque pays, dans les parlements. Il serait tout à fait normal que l’Assemblée nationale du Québec soit le premier parlement au monde à l’endosser.

http://www.archivistes.qc.ca/declaration/index.html

http://www.ica.org/1059/actualits-vnements/la-dclaration-unverselle-des-archives-adopte-par-lassemble-gnrale-oslo.html

http://unesdoc.unesco.org/images/0021/002134/213423f.pdf

Une réflexion sur “La Déclaration québécoise sur les archives est devenue Déclaration universelle reconnue par l’UNESCO. Bref historique.

  1. je tenais à vous informer d’une faute présenten dans ce texte. Dans l’avant dernier paragraphe, un 9 s’est glissé entre le i et le n de internationale

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