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Le Sommet sur les archives au Canada ne doit surtout pas rester un acte isolé

Par Carol Couture

Le Sommet sur les archives intitulé « Vers un nouveau modèle de gestion de la mémoire enregistrée au Canada » s’est tenu comme prévu le 17 janvier 2014 à Toronto. 640 personnes dans 32 sites dispersés à travers le Canada y ont participé. Comme la formule ne se prêtait pas à l’échange, je me permets de partager ici mon point de vue concernant les suites que nous pourrions donner à cette activité charnière.

Je voudrais remercier très chaleureusement les personnes qui ont rendu possible cet événement rassembleur et tout particulièrement Ian Wilson ainsi que l’Association of Canadian Archivists (ACA), l’Association des archivistes du Québec (AAQ) et le Conseil canadien des archives (CCA) qui ont appuyé cette activité.

Ce dont le Canada a besoin maintenant, c’est qu’une collaboration extraordinaire s’installe entre tous les archivistes canadiens et qu’un « champion » marque le pas. Il nous faut une grande institution qui ait une vision claire de ce que représentent les archives pour les citoyens canadiens de tous ordres. On l’aura compris, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) est cette institution. Il est urgent qu’elle reprenne le rôle de chef de file qu’elle doit exercer dans la communauté archivistique canadienne pour le plus grand bien des chercheurs en particulier et des citoyens en général. Sans vouloir insister sur les nombreux problèmes qu’a connus cette institution au cours des dernières années, il faut bien admettre qu’elle a perdu la grande crédibilité qu’elle s’était acquise tout au long de son histoire. Sous le couvert d’une modernisation de ses activités qu’elle voulait inscrire sous le signe d’une plus grande présence dans le monde numérique, ce qui est en soi tout à fait pertinent, BAC a perdu son chemin, ses repères et ses partenaires. Elle a coupé les ponts avec la communauté des archivistes et des bibliothécaires, elle s’est détournée des professeurs d’université et des chercheurs, ses alliés naturels, elle s’est montrée sous un mauvais jour devant l’ensemble des citoyens canadiens, elle a perdu des plumes face à son ministère de rattachement. Bref,son réseau est à reconstruire, sa crédibilité est à refaire, son image est à rebâtir, ce qui n’est pas une mince tâche.

Malgré l’errance qu’a connue BAC ces dernières années, je crois que tout n’est pas perdu, bien au contraire. La communauté des archivistes canadiens souhaite sincèrement participer au réveil de BAC pour faire en sorte que cette grande institution redevienne ce qu’elle était : une institution à l’écoute, une institution phare, une institution à la fine pointe des développements techniques, technologiques et scientifiques, une institution exerçant un véritable leadership face à un réseau archivistique canadien fort et prêt à relever les défis que pose le monde du numérique.

Il me semble qu’un resserrement des liens entre nos regroupements et nos grandes institutions, soit L’ACA, l’AAQ, le CCA, BAC et les Archives provinciales et territoriales s’impose. La tenue du Sommet montre que cela est tout à fait possible. N’existe-t-il pas déjà un organisme fédérateur qui peut rapidement renforcer le réseau canadien des archives? Je pense à un Conseil canadien des archives 2.0.

Une réflexion sur “Le Sommet sur les archives au Canada ne doit surtout pas rester un acte isolé

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