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Expérience de stage : apprendre des négatifs

Par Pascal Campeau

Classe de Jean-Baptiste Vinet, p.s.s.

Classe de Jean-Baptiste Vinet, p.s.s.

J’ai eu le plaisir, lors de mon stage ce printemps au Département des archives de l’Univers culturel de Saint-Sulpice, de faire principalement le traitement des photographies et des négatifs du Fonds Jean-Baptiste Vinet, p.s.s (P16). Jean-Baptiste Vinet fut professeur au Collège de Montréal de 1923 à 1948 et ensuite curé de la paroisse de Notre-Dame de Montréal, située dans le Vieux-Montréal, de 1948 à 1968. Une des facettes intéressantes de la vie de ce prêtre, est qu’il possédait un chalet à La Conception, dans les Laurentides, qu’il transforma en camp de vacances, et dont il fit profiter ses élèves du collège pendant ses années d’enseignement. M. Vinet souhaitait faire sortir ses élèves de la ville et leur faire apprécier la vie au grand air. Si vous voulez en avoir un aperçu, veuillez consulter les photos du camp de vacances.

Le plus grand défi de mon stage fut de trier, décrire et classer les négatifs du fonds, car nous n’avons pas l’occasion de travailler avec ce type de support à l’université. Le traitement de négatifs est beaucoup plus long que celui pour les documents textuels. Si un document textuel de 5 à 6 pages porte souvent page après page sur le même sujet, il n’en est pas ainsi des négatifs qu’il faut traiter à la pièce. Pour les trier et les décrire, il faut effectuer de longues recherches dans les sources secondaires, car il y a généralement peu d’écrits qui accompagnent les négatifs. Par exemple, dans le Fonds Jean-Baptiste Vinet, p.s.s., il y a beaucoup de négatifs sur des voyages faits en Europe, mais il est difficile d’identifier précisément le pays ou la région visitée par M. Vinet. Une bonne culture générale peut aussi aider à compenser le manque d’information écrite. Heureusement, certaines sources primaires aident à décrire les négatifs. Les nombreuses correspondances que Jean-Baptiste Vinet, p.s.s. a écrites à sa famille et à ses amis permettent d’identifier des lieux et des personnages sur les négatifs.

De plus, il faut souvent numériser les négatifs pour obtenir une image « qui parle », car les négatifs renvoient une image inversée. Ainsi, les Pères blancs apparaissent en noir sur l’image! Il ne faut pas les confondre avec les Sulpiciens qui sont habillés en noir! La numérisation va aussi permettre la diffusion des négatifs, car leur manipulation pose problème. Certains matériaux composant les négatifs, comme le nitrate, sont sensibles à la chaleur et se détériorent rapidement. La chaleur de la table lumineuse est suffisante pour qu’un contact prolongé endommage le négatif. Un des objectifs du Département des archives de l’Univers culturel de Saint-Sulpice, est de numériser tous les négatifs au nitrate pour assurer leur préservation à long terme, avant que la dégradation des documents en empêche toute lecture, et réduire les risques d’incendie que peut causer ce type de matériel.

Malgré ces difficultés, j’ai beaucoup appris sur les négatifs et j’ai découvert qu’après tout, une image vaut mille mots!

Et vous, quelle expérience avez-vous vécu? A t-elle été aussi enrichissante?

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