Événement/Congrès/Mentorat

L’expérience de mentorat du congrès 2014 – un an après!

Dans le cadre du congrès de 2014, quelques membres de l’AAQ ont décidé d’offrir une opportunité unique aux étudiants et membres senior: une expérience de réseautage éclair pour se trouver un mentor/mentoré! Les initiateurs de ce projet, Jérôme Bégin, Maude Doyon, Guylaine Duclos et Hugues St-Louis, ont déjà présenté un billet sur ce blogue pour faire un retour sur le projet.

Nous avons toutefois désiré contacter les participants pour faire un retour, un an après, sur les retombées de cette activité. Jérôme Bégin revenant sur le projet: « La motivation de base était de rassembler des gens pour partager leur expertise et leur sagesse avec des jeunes qui sont au début de leur carrière. Il y avait la volonté de créer un réseau et de donner aux participants une chance de trouver quelqu’un qui peut les faire avancer sur un plan professionnel.J06_Speeddating_02

Lors de l’activité, les gens discutaient, riaient, s’exclamaient et échangeaient avec une attitude super positive. Nous savions à ce moment que notre activité était un succès! Je ne sais pas ce qui s’est passé par la suite. J’ai envoyé les propositions aux mentors et à partir de là, c’était à eux de faire les démarches et le suivi avec leur mentoré tel que nous avions expliqué aux participants au départ. Le temps nous dira si tout ça aura été profitable à quelqu’un. »

Mais c’est avant tout les impressions des participants qui nous intéressent, voici donc quelques témoignages.

Pascal Campeau, mentoré: « J’ai bien aimé l’activité de mentorat. C’était un peu rapide, mais tout de même intéressant comme expérience. Par contre, je crois avoir eu des nouvelles du comité organisateur pour dire qu’il y avait des délais, mais je n’ai jamais été jumelé avec personne. L’expérience est pertinente en soi, car elle permet aux archivistes de longue date de rencontrer la relève et vice-versa. »

Anonyme, mentor: « L’activité m’a permis de rencontrer des mentorés et un jumelage avait été fait, mais je n’ai pas eu la force de commencer à suivre et à aider quelqu’un car j’ai été malade par la suite. Par contre, l’idée est excellente et j’ai bien aimé l’expérience moi-même. Cependant, il m’est arrivé de me demander qu’est-ce que je faisais là, tout comme les mentorés car on ne voyait pas toujours quels étaient leurs intérêts à participer. Mais cela fait partie de la « game » comme on dit. Donc la balance penche du côté positif de l’exercice. »

Evelyne Vincent, mentorée: « J’avais bien aimé mon expérience et j’avais beaucoup d’attentes envers cette activité, car étant dans le milieu depuis peu et dans une municipalité où il y a eu beaucoup de changements de personnel en peu de temps, je me retrouve seule à faire « ce que je pense qu’il faut que je fasse », sans lignes directrices ni mandat très clairs, alors l’expertise d’un mentor aurait été appréciée. Malheureusement, je n’ai jamais eu de nouvelles.

Je ne cacherais donc pas ma déception de ne pas avoir eu de suivi. Il faudrait établir et avertir les participants plus clairement de la suite des choses, pour éviter de créer de faux espoirs comme j’en ai eu. Mais l’idée était très bonne, seulement c’est dommage qu’elle soit restée sans suites, sans développements. »

Dominic Boisvert, mentor: « J’ai trouvé l’activité de réseautage-mentorat intéressante. Dans mon cas, j’ai eu un jumelage. Je n’ai pas contacté le mentoré. Je me suis persuadé que je n’avais pas de temps à consacrer au mentorat, à tort ou à raison. J’ai avisé Jérôme Bégin que je ne poursuivrais pas l’expérience. »

Marie-France Vaillancourt, mentorée: « Au congrès 2014, mon tout premier, je cherchais à consolider un réseau de contacts au sein de mon nouveau milieu professionnel, étant fraîchement diplômée. C’est pourquoi j’ai participé à l’activité de mentorat et l’expérience a été assez réussie. La formule speed dating m’a forcée à être aussi claire et directe que possible dans ma présentation. Les gens défilant rapidement, cela laissait tout de même peu de temps pour se faire une idée nette, mais le fait d’avoir des professionnels de divers horizons était une plus-value.

Après quelques semaines, j’ai eu un retour de François Cartier, qui avait été un de mes professeurs. Ayant déjà un lien d’établi avec lui, il était plus naturel d’établir une relation de mentorat. Je suis très heureuse qu’il ait accepté de me prendre sous son aile. Les échanges se sont faits à intervalles variables, principalement via Facebook. Mon mentor se renseignait sur ma recherche d’emploi, commentant mes démarches et mon implication dans d’autres sphères de la profession, me posant des questions sur le déroulement d’un contrat, etc. L’activité du congrès 2014 a donc été une belle expérience; elle fut des plus bénéfique pour moi et ma carrière. »

François Cartier, mentor: « J’ai participé à l’activité de mentorat avec grand intérêt. L’activité m’a permis de rencontrer de jeunes archivistes en début de carrière. Malgré quelques difficultés au niveau de l’ambiance sonore lors de l’événement, les discussions ont été très intéressantes. On m’a ensuite jumelé à quelques candidat(e)s et j’ai pris contact avec deux personnes.

Au final, bien que l’initiative du congrès 2014 était plus que louable, le fait que cette activité n’ait pas été organisée dans le cadre d’un programme de mentorat structuré a dès le début été un gros handicap. Un tel programme, pour sa réussite, doit au minimum comprendre des mécanismes de rétroaction mentor/mentoré(e), des outils pour fixer des objectifs et pour évaluer les résultats en fin de parcours.

L’AAQ est un organisme voué à offrir des services à ses membres et à soutenir la profession partout au Québec. Pour moi, les archivistes novices sont au nombre de ceux qui profiteraient le plus d’un soutien actif via un programme de mentorat. »

Au final, les participants ont apprécié leur expérience au congrès, mais comme pour tout projet, plusieurs facteurs peuvent influencer le résultat. Les personnes ayant le temps et l’énergie pour s’investir dans un projet à long terme sont rares. Également, l’association aurait pu utiliser cette opportunité pour enfin mettre sur pied un programme structuré de mentorat qui aurait offert un encadrement défini aux congressistes que les conférenciers ont réussi à intéresser. L’intérêt est présent, c’est prouvé. On ne peut qu’espérer qu’il y aura une prochaine fois, peu importe la forme que l’activité prendra, et que les échanges entre membres de différents milieux et niveaux d’expérience continuent !

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