Profession/Vie d'archiviste

Vie d’archiviste : Manon Dufresne

Responsable de la documentation / Fédération des établissements d’enseignement privés


Quel est votre parcours professionnel?

Parcours académique

Collège André-Grasset : DEC, 1985 – 1987
Université de Montréal : Certificat en technologie éducationnelle, 1988 – 1989
Université de Montréal : Mineure en psychologie, 1996 – 1999
École Atelier d’ébénisterie (St-Jérôme): Ébénisterie, Dessin, Sculpture, Finition, 2000 – 2005
SAJE Montréal Métro : Démarrage d’entreprise, Technique de vente, 2006 – 2007
Université de Montréal : Certificat en Archivistique – EBSI, 2009 – 2011

Cheminement professionnel

Une réorientation forcée m’a permis de choisir la formation en archivistique. Pendant cette première année d’étude, j’ai déposé ma candidature sur un poste qui nécessitait un bagage de connaissances en bibliothéconomie et en archivistique spécialement dans le milieu scolaire des ordres préscolaire, primaire et secondaire dans les écoles privées. Je suis actuellement au poste de responsable de la documentation à la Fédération des établissements d’enseignement privés. Mon travail en archivistique est saupoudré de ci de là au gré des semaines selon les besoins et le temps que je peux dégager.

Avez-vous exercé d’autres métiers avant de devenir archiviste?

Je n’ai travaillé presqu’exclusivement que dans et pour le milieu scolaire. D’abord à titre de surveillante d’élève, puis de technicienne en technologie éducationnelle et enfin en tant que technicienne en documentation responsable du centre de documentation d’une école primaire privée. J’ai eu à faire la gestion des archives audio-visuelles durant ces 19 années avec aucun bagage en archivistique, mais avec beaucoup d’amour et de volonté à apprendre. Comme j’avais aussi suivi une formation en ébénisterie, j’ai démarré mon entreprise. J’ai par la suite été technicienne en travaux pratiques dans un collège privé l’espace d’un an.

Pourquoi avoir choisi cette profession? Quelle était votre motivation, qu’est-ce qui vous attirait dans le métier?

D’abord, je cherchais un diplôme de 30 crédits et dans un domaine qui me permettrait de valoriser mon bagage professionnel acquis jusque-là. J’avoue m’être inscrite au départ pour ce qui me semblait être le meilleur choix pour moi. Après la première semaine de cours, je me suis rendue compte que je me sentais à ma place dans le domaine et que certaines des capacités nécessaires faisaient écho à certaines de mes forces et habiletés. J’aime travailler en équipe avec d’autres disciplines et métiers, organiser et structurer physiquement et intellectuellement, comprendre et saisir les manières de faire, conseiller dans le but d’aider et d’améliorer les techniques de travail. J’ai toujours eu le souci du passage des manières, des savoirs et de l’histoire.

Quelle est votre routine habituelle?

Ma routine est d’abord marquée par mon travail en bibliothéconomie puisque que je dois tenir une veille quotidienne sur le domaine de l’enseignement privé. Au passage j’en fais aussi une sur l’archivistique. Répondre aux courriels en recherche documentaire, en droit d’auteur, pour des achats groupés en documentation et en archivistique venant des membres du personnel ou des membres des établissements membres de la fédération.  Dès que j’ai répondu aux demandes là je peux enfin travailler à mettre en place un guide de gestion puisqu’on n’en a pas encore un. J’ai le souci constant de sauvegarder la mémoire de notre organisation et de celles dont nous sommes les gardiens puisque nous avons plusieurs fonds d’archives en lien avec des organisations antérieures, acteurs du milieu de l’enseignement privé.  Comme archives historiques nous avons les procès-verbaux évidemment, mais aussi les réactions publiques dans les médias et publications des organismes qui décrivent la situation de l’enseignement privé et des établissements d’enseignement privé au Québec

Racontez-nous une journée atypique

Quand le branle-bas du cycle scolaire se calme un peu, je me rends au local d’archives où je peux tenter de mettre de l’ordre en pensée, sur papier et physiquement un peu à la fois. Il faut beaucoup de constance pour que le travail soit cohérent!

Avez-vous des anecdotes ou des situations cocasses qui vous sont arrivées au travail?

Disons que les gens ont une image des archivistes et des bibliothécaires et comme je n’y correspond pas en apparence eh bien j’ai droit à des blagues sur mon exubérance… ils ne sont jamais venus à une soirée d’archivistes lors de nos congrès et je pense en particulier à celle de 2014 à Laval. On est loin d’être ennuyeux !

Avez-vous connu des changements marquants au sein de votre profession au cours des dernières années? Lesquels?

Étant depuis peu (2010) dans le domaine, je n’ai pas vécu de grands changements dans l’essence même de la profession, mais je sens que les modifications de la Loi sur les archives et des RDDA en seront probablement. Le travail de rayonnement accru de notre association au Canada et à l’international est un des changements que j’ai observé de manière privilégié en étant membre du conseil d’administration depuis bientôt quatre ans.

Que faites-vous pour maintenir à jour vos connaissances et votre expertise?

Je suis membre de l’Association des archivistes du Québec (AAQ) ce qui me donne accès à plusieurs formations dans ma région, mais aussi lors du Congrès des milieux documentaires (CMD) et surtout lors du congrès annuel de l’AAQ.  Les échanges sur les réseaux sociaux me permette de me tenir au courant d’initiatives en archivistique.

Qu’est-ce que vous voudriez partager avec quelqu’un qui désirerait entreprendre des études en archivistique?

J’aimerais partager les belles découvertes tant dans les ressources, dans les moyens disponibles, dans les relations fructueuses et que dans les défis en entreprise.

Comment décrivez-vous votre métier à des non-archivistes ?

Je protège le patrimoine documentaire des organisations.

Selon vous, quel est l’apport des archivistes à la société ?

Ils sont les gardiens des « précieux » !

Ils permettent un accès au passé à tout moment en ayant sous la main un local à voyager dans le temps.

Sans le travail méticuleux et appliqué d’un archiviste chevronné dans l’âme, pas d’histoire!

Sans passé, quelle serait l’avenir?

Le passé n’est-il pas garant de l’avenir…

 

 


Le projet Vie d’archiviste vise à présenter une série de portraits d’archivistes provenant de différents milieux et d’illustrer leur parcours et leur travail quotidien. L’AAQ désire ainsi présenter la diversité dans les profils possibles d’archivistes. Les documents et connaissances que nous gérons et préservons sont souvent mis de l’avant, c’est à notre tour maintenant! Vous souhaitez participer? Écrivez-nous à communicationaaq@gmail.com.

Le comité des communications désire remercier les archivistes qui se sont généreusement prêtés au jeu et notre photographe Cyndie Chouinard pour ses magnifiques photos.

 

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