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Vie d’archiviste : Diane Robert

Directrice, Gestion des documents / Caisse de dépôt et de placement du Québec


Quel est votre parcours professionnel?

Parcours académique

J’ai effectué un certificat en gestion des documents administratifs et des archives à l’UQAM en 1992.

Cheminement professionnel

J’ai commencé en 1992 comme consultante chez Gestar. J’ai débuté à la Caisse en 1993 comme technicienne en gestion des documents. Depuis, j’ai occupé différents  postes, toujours en gestion de l’information : technicienne principale, conseillère, coordonnatrice, chef de service et finalement directrice.

Avez-vous exercé d’autres métiers avant de devenir archiviste?

Non.

Pourquoi avoir choisi cette profession? Quelle était votre motivation, qu’est-ce qui vous attirait dans le métier?

J’ai débuté le BAC en Information scolaire et professionnelle et, dans le cadre de ce BAC, nous avions un cours qui traitait de l’organisation d’un centre de documentation, j’ai tout de suite eu de l’intérêt pour le sujet et c’est comme cela que j’ai décidé de changer d’orientation.

Plusieurs facteurs me plaisaient dans le fait de devenir archiviste : l’organisation logique et physique de l’information, les défis que l’on rencontrait autrefois avec le papier et qui ont évolués grandement aujourd’hui avec la gestion des documents numériques.

Quelle est votre routine habituelle?

Je suis appelé à rencontrer beaucoup de personnes de différentes directions, je participe à plusieurs projets qui touchent la gestion des documents. La collaboration avec le secteur des Technologies de l’information (TI) est primordiale si l’on veut être en mesure de bien répondre aux besoins des employés en matière de gestion documentaire. Je suis donc souvent en réunion avec les TI et avec les autres secteurs pour évaluer les besoins et mettre en place les solutions.

Avez-vous connu des changements marquants au sein de votre profession au cours des dernières années? Lesquels?

Plusieurs changements ont marqués la gestion documentaire aux cours des années. J’ai connu le temps où l’on ne classait que le papier. Tous les documents numériques non structurés n’étaient pas gérés. Puis est venu la GED, c’est un grand changement qui touche tous les employés dans une organisation.   Mettre en place une GED ou GID demande beaucoup de planification. Pour réussir, il faut avoir l’appui de la haute direction, il faut également penser à la gestion du changement, la communication et avoir avec nous une équipe TI qui peut supporter le système que l’on met en place.

Que faites-vous pour maintenir à jour vos connaissances et votre expertise?

Des formations, des conférences, de la veille informationnelle, des rencontres avec des personnes du domaine qui travaillent pour d’autres entreprises.

Qu’est-ce que vous voudriez partager avec quelqu’un qui désirerait entreprendre des études en archivistique?

Comme je n’ai jamais travaillé avec les archives historiques, je peux partager seulement l’expérience en gestion des documents. Ce n’est pas facile tous les jours, nous avons des défis à relever dont celui de taille qui est la gestion du changement. Mais c’est très stimulant de réussir à concilier les besoins des employés en matière de gestion des documents et le respect des normes. C’est un travail qui demande beaucoup d’écoute et d’adaptation.

Comment décrivez-vous votre métier à des non-archivistes ?

Dans un monde où il y a une surabondance d’information, de documents qui peuvent se retrouver un peu partout en de multiples copies et versions, il est facile de se perdre. Mon rôle est de gérer cette information jusqu’à la destruction de cette dernière ou sa conservation pour sa valeur historique.

Le but est d’aider les gens à retrouver l’information dont ils ont besoin sans être noyés dans une mer d’information désuète. Pour y arriver, je travaille en collaboration avec les employés afin de mettre en place un encadrement qui répondra à leurs besoins et qui respectera les normes établies en matière de gestion documentaire.

Selon vous, quel est l’apport des archivistes à la société ?

L’archiviste est le gardien de l’histoire. Nous sommes là pour nous assurer que l’information pertinente sera disponible dans l’avenir pour retracer l’histoire d’une personne, d’une entreprise ou d’un pays.


Le projet Vie d’archiviste vise à présenter une série de portraits d’archivistes provenant de différents milieux et d’illustrer leur parcours et leur travail quotidien. L’AAQ désire ainsi présenter la diversité dans les profils possibles d’archivistes. Les documents et connaissances que nous gérons et préservons sont souvent mis de l’avant, c’est à notre tour maintenant! Vous souhaitez participer? Écrivez-nous à communicationaaq@gmail.com.

Le comité des communications désire remercier les archivistes qui se sont généreusement prêtés au jeu et notre photographe Cyndie Chouinard pour ses magnifiques photos.

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