Innovations

Enjeux et Mutations des bibliothèques et archives : Entretien avec Yannick Delbecque

Par Jonathan David

Le numéro 73 de la revue militante À Bâbord ! sera lancé demain, soit le 27 février 2018 (voir le sommaire ici, assister au lancement ici). On y retrouvera un dossier spécial concernant les innovations et transformations actuelles dans le domaine de la bibliothéconomie et des archives, et plus globalement dans les modes de collecte, de conservation, de valorisation et de diffusion de la culture et du savoir. Fidèle devant les axes éditoriaux habituels de ce périodique – soit d’offrir un esprit critique et des débats engagés et inclusifs – ce numéro donne directement la parole à des professionnels de plusieurs milieux conventionnels, qu’ils soient de nature universitaire, municipale ou communautaire, mais on y présente également des projets dits « dans la marge », tant en milieu rural qu’urbain. Je ferai brièvement un compte-rendu de ce large panorama avant de m’entretenir avec Yannick Delbecque, un des coordonnateurs du numéro.

Le constat initial que les bibliothèques et les archives québécoises sont tous touchées d’une manière ou d’une autre par différentes mutations reliées à l’utilisation massive du numérique va de soi. Les bibliothèques et archives ne sont pas des institutions d’une autre époque, et comme la plupart des organisations, elles s’ajustent aux différentes révolutions technologiques qui sont à l’œuvre dans la société. Elles doivent faire des choix stratégiques quant à leurs finances ; choix des acquisitions, diversification de leur offre de services, embauche de spécialistes dans des domaines connexes (animation, informatique, etc.). Bref, les professionnels de ces milieux se retrouvent souvent à défendre des visions sociales quant à la redéfinition de leur mandat pour les années à venir. Et on sait que chaque mutation fait des gagnants et des perdants; chaque décision d’envergure provoque une polarisation autour de gens plutôt optimistes, et d’autres qui sont plutôt réactifs face à ces changements. Mais comme dit la maxime, d’ailleurs reprise dans le titre du texte de Lëa-Kim Châteauneuf, « Rien n’est permanent, sauf le changement (p.38) ».

La force du dossier présenté par À Babord! est, selon moi, de présenter la bibliothéconomie et l’archivistique sous un angle politique. En y présentant une grande diversité de projets concrets, ils insistent sur le caractère dynamique de ces deux métiers. On a souvent l’impression que les professionnels qui œuvrent dans ce type de milieu doivent être totalement neutres quant à leur travail. Or, les exemples ici démontrent des gens de métiers fort engagés quant à leur rôle de passeur de la culture et de la science.

À cet effet, l’article de Jean-Michel Lapointe et Michael David Miller présente le courant de la bibliothéconomie critique, plutôt présente – pour l’instant – du côté anglophone. Tout le monde est d’accord pour que les lieux de savoirs reflètent fidèlement la diversité des points de vue présents dans la société. Et bien entendu, quand on questionne un bibliothécaire à propos d’un sujet spécifique, on s’attend à une réponse neutre, sans aucune idéologie qui se masque derrière. Pourtant, est-ce que les processus d’acquisition et de conservations de collections peuvent véritablement se faire sans parti pris?

La bibliothéconomie devient critique quand elle questionne les processus qui peuvent légitimement produire, conserver ou faire circuler la culture et la science, quand « elle problématise les présupposés et les idées reçues qui informent nos manières de faire (p.36) ». Qui sont les acteurs? Quels sont les critères, et leurs biais, conscients ou non?

« Ont-elles pour effet de favoriser le statu quo!? Permettent-elles de déjouer les formes d’oppression qui affectent la vie des individus marginalisés ou des communautés minoritaires? Contribuent-elles à réduire ou à reconduire les inégalités sociales ? (p.36) »

Comme on le signale en début de dossier, ces institutions portent l’emblème de quatre missions fondamentales : l’accès à l’information, la diffusion de la culture, le partage du savoir et la préservation du passé. Il va de soi que ceux-ci doivent inclure dans leurs conduites la question de l’ouverture, et tendre la main à tous les citoyens, marginalisés ou non, dans un esprit pédagogique de première importance.

Bien sûr, comme toute organisation, les lieux de savoirs ont a adopté des stratégies de gestion qui prennent compte des ressources limitées qu’elles ont, en matière d’espace physique et de ressources financières et humaines. Aussi les mutations peuvent mener dans le sens contraire des aspirations lorsqu’elles misent sur le mauvais cheval, par exemple tout miser sur une nouvelle promesse technologique qui sera dépassée dans 8 mois.

L’entrée des jeux vidéos dans les bibliothèques de Montréal en 2008 est un de ces exemples discutés dans les pages d’À Babord! Moins spectaculaire, l’arrivée de prêt de semence à jardin est une initiative qui sort de l’ordinaire. Les bibliothèques ne sont plus de simples lieux de passage, où l’on va pour trouver un livre à rapporter chez soi. Au contraire, elles sont devenues de véritable milieu de vie à part entière, avec des ateliers, des spectacles, des formations. Aussi elles se sont rapprochées en ce sens du milieu communautaire. On y embauche désormais de nouveaux professionnels issus du monde social.

Pour ceux qui vivent ces changements – les archivistes, bibliothécaires, les techniciens en documentation, et autres titres de même nature  –  doit-on s’inquiéter de cette évolution? Devant les statistiques de fréquentations ainsi que les différentes analyses en cours, ces changements semblent inévitables. Du moins renier ou critiquer ces mutations ne sont pas des postures constructives. Et-ce qu’on doit demander aux professionnels de ces milieux de tout connaitre? Bien sûr que non. La coopération multidisciplinaire est devenue incontournable actuellement dans de nombreuses organisations. Pour ma part, il me semble que la diversification rime avec coopération entre spécialistes de différents horizons. La bibliothèque et les différents services d’archives sont là pour rester, tant qu’ils acceptent et s’adaptent à l’évolution des besoins dans la population.

***

 

J.D. – En tant que coordonnateur de ce numéro spécial, – et externe au milieu de la bibliothéconomie et des archives – avez-vous été surpris par la richesse des initiatives proposées dans les différents témoignages? Comment avez-vous réussi à rassembler autant de projets spécifiques en un seul numéro?

Y.D. – J’ai coordonné ce dossier pour À Bâbord!, mais j’ai sollicité l’aide de plusieurs personnes du milieu pour le planifier. Je suis de longue date un militant pour « le libre » (libre accès, informatique libre, etc.) et l’accès au savoir et à la culture. Cela m’a naturellement mené à rencontrer plusieurs bibliothécaires au fil des ans et à m’intéresser aux bibliothèques et archives – particulièrement dans le domaine du numérique. Sans le savoir, je me préparais pour ce dossier depuis des années !

Dès le départ, nous avions pensé à ce dossier en deux volets: enjeux et mutations. Faire connaitre les préoccupations plus politiques des bibliothécaires – qui sont moins connues du public, que, disons, celles des infirmières et des enseignants – et aussi leur laisser la chance d’expliquer les motivations derrière les nouveautés qui transforment le paysage des bibliothèques, au point où le public retrouve de moins en moins sa bibliothèque classique, au silence sacré et centré sur le livre.

J.D. – Quelle est l’initiative la plus avant-gardiste que vous avez eu la chance de découvrir en menant ce dossier?

Y.D. – Du côté « mutation », le premier exemple qui m’est venu à l’esprit en préparant le dossier est le jeu vidéo.  La présence de jeux vidéos était à mes yeux la plus emblématique des mutations actuelles dans les bibliothèques, celle qui, je crois, fait le plus réagir les lecteurs d’À bâbord!. Le texte du dossier portant sur les jeux en bibliothèque a eu pour effet de changer ma compréhension de cette « mutation ». J’avais auparavant entendu parler d’expériences dans certaines bibliothèques américaines visant à attirer des usagers pour les motiver à s’intéresser aux livres. Comme je suis enseignant, cette préoccupation m’apparaissait une raison suffisante pour faire une place aux jeux vidéos dans les bibliothèques.  Maintenant, je conçois aussi leur présence comme une nécessité fort cohérente: si on peut trouver de la musique, des films et des séries télé dans les bibliothèques, il faut aussi y trouver des jeux vidéo, qui sont maintenant des productions culturelles aussi importantes que les autres.

Mais en plus de cette nouvelle perspective, j’ai été surpris de voir la variété des nouveautés: bibliothèques de semences pour le jardin, prêt d’instruments de musique, etc.

J.D. – Avec l’innovation vient aussi le risque. On le sait, les bibliothèques et centres d’archives ont des moyens financiers fort limités. Cette fragilité économique force ces institutions à bien réfléchir quant à leurs stratégies d’investissements. S’embarquer dans des projets technologiques « dans l’ère du temps » peut s’avérer risqué à long terme, surtout devant l’évolution technologique frénétique que l’on connait actuellement. Comment ses institutions font-elles pour minimiser ces risques?

Y.D. – Même si ma formation universitaire est en mathématiques et en informatique, je suis plutôt méfiant des modes technologiques: la plupart du temps, elles sont lancées par ceux qui peuvent en profiter le plus. Apple, Microsoft et Google ont, depuis des décennies, des stratégies très agressives dans le monde de l’éducation et tentent (et réussissent à !) de «convertir» enseignants et directions à leurs propositions.  Je crois que l’expérimentation est nécessaire, mais qu’elle doit également se faire sous le contrôle des profs. Je crains toujours que l’influence de ces gros joueurs nous pousse dans des modes culs-de-sac, en mettant leurs intérêts avant ceux du système d’éducation.

J’ai le même réflexe de méfiance envers les nouveautés technologiques dans les bibliothèques. J’imagine que le débat existe aussi dans votre milieu, mais comme je n’en suis pas, je laisse les bibliothécaires juger de ce qui est bon et de ce qui ne l’est pas: je pense que les bibliothécaires doivent évaluer de manière autonome les différentes nouveautés.

J.D. – Le livre, en papier, celui qui nécessite beaucoup de pieds carrés, – surtout comparé à son petit frère numérique – est-il là pour rester? On sait que les ventes d’ebook n’ont pas décollé comme on l’aurait imaginé, il y a quelques années. Et une personne qui fait la location d’un ebook de chez soi, c’est une personne de moins qui se déplace en bibliothèque. Quelle est la position dominante du milieu actuellement?

Y.D. – Je réponds encore à titre de non-spécialiste et de libriste : je ne crois pas que le livre papier disparaisse bientôt; la cohabitation va plutôt persister encore longtemps, notamment parce que je soupçonne le livre d’être supérieur dans l’acquisition du savoir – mais c’est une donnée scientifique à confirmer. Cependant, je m’inquiète depuis quelques années de ce que permet l’adoption du livre électronique, notamment l’acceptation de format avec mesure de restriction technologique (DRM) qui permet le suivi des lectures. À mon avis, les bibliothécaires devraient, en cohérences avec plusieurs de leurs principes, intervenir bien davantage dans les débats concernant des enjeux d’interopérabilité ainsi qu’au sujet la surveillance des habitudes de lecture.

J.D. – Toute mutation provoque des résistances. Est-ce qu’a trop se diversifier, la bibliothèque risque de diminuer les allocations allouées à l’achat de livres, soit leur mandat initial ? Je pense à l’arrivée des jeux vidéo, par exemple. Est-ce que ce qu’ils n’empiètent pas sur le mandat d’autres organisations, par exemple les maisons de jeunes?

Y.D. –  Comme dit précédemment, le jeu vidéo est un objet culturel au même titre que tous les autres présents en bibliothèque. Si les bibliothèques en venaient à manquer de budget, j’accuserais avant tout ceux qui envoient des milliards dans les paradis fiscaux de privilégier leur argent à l’accès général au savoir et à la culture !

J.D. – Votre dossier propose également des textes sur le rôle de l’archive dans la société. Je pense au texte d’Anne Klein et Annaëlle Winand à propos de l’inclusion/exclusion de certains groupes de la grande Histoire, faute d’archive disponible pour témoigner de leurs activités. Il me semble que la question du droit de parole est au cœur de votre interrogation?

Y.D. – Il est évident que les choix d’archivage créent des visions différentes de l’histoire. Par exemple on lit l’histoire du mouvement de grève étudiante à travers les archives des décisions de justice ou des médias, on aura une histoire différente de celle qui se lit à travers les archives de publications militantes. Je considère très important pour les groupes militants d’assurer de créer et diffuser leur version de leur histoire. En 2012, j’ai créé un groupe Zotero pour archiver articles, billets de blogue, etc., portant sur le mouvement.  Malheureusement, le petit groupe qui participait à cette initiative n’a pas pu tout archiver – et on a pu mesurer à quel point les documents en ligne disparaissent rapidement. Il est connu que l’on ne peut pas compter sur « Internet » pour archiver: les sites ont généralement la mémoire courte, et les systèmes comme Facebook souffre d’amnésie systémique: il est paradoxalement difficile d’y retrouver ce que nous y avons écrit il y a des années, alors que Facebook est connu pour ne rien effacer de ses serveurs – même si on le demande – pour mieux cibler les publicités.

J.D. – Vous présentez des initiatives que nous qualifierons d’être dans la marge, hors des circuits officiels, par exemple cette bibliothèque anarchiste, la DIRA, qui existe depuis maintenant 15 ans sur la rue St-Laurent à Montréal. Vous présentez également d’autres établissements qui se spécialisent sur des sujets spécifiques quant à leurs collections et leurs productions documentaires, comme le Centre de documentation sur l’éducation des adultes et de la condition féminine (CDEACF), ou encore les petits établissements en milieux ruraux, axé sur les besoins de leur communauté respective. Suite à certaines décisions de centralisations prises en 2017, notamment l’annonce de la ville de Montréal[1] de centraliser le choix des acquisitions des bibliothèques sur son territoire, ou encore l’intention de Parcs Canada de transférer tous ses artefacts archéologiques et historiques dans un nouveau centre de conservation à Ottawa-Gatineau[2]… Craignez-vous pour la survie de ce type d’établissement?

Y.D. –  Des petit établissements comme le DIRA sont, je le crains, toujours un peu en mode survie: ces lieux existent grâce au bénévolat et à des dons. Dans le cas du DIRA, ce lieu est important pour le mouvement anarchiste québécois et sert d’archive et de mémoire au mouvement – certains des documents qu’on y trouve ont plus d’un siècle et ne sont pas disponibles ailleurs ! De plus – comme le montre leur article dans le dossier – le DIRA jouit d’une totale indépendance et est totalement libre dans ses choix d’acquisition. Une telle ressource est précieuse: on peut espérer que si les difficultés devenaient trop importantes, on verrait naître  un mouvement de solidarité assez important pour la sauver.

Dans le cas des centres de documentation communautaires comme le CDEACF, leur survie dépend de subventions qui pourraient passer à la trappe des mesures d’austérité. De tels centres de documentation ne peuvent jouer leur rôle dans le milieu communautaire que s’ils sont adaptés aux réalités et besoins du milieu communautaire.

Je ne connais pas bien l’exemple de Parcs Canada, mais il me rappelle l’indécente fermeture de certaines bibliothèques scientifiques sous Harper. Dans le cas de la centralisation des acquisitions à la ville de Montréal, j’y vois la manifestation des modes gestionnaires qui affectent également les institutions d’enseignement et le système de santé: le pouvoir des administrateurs obsédés par la réduction des coûts au détriment de la mission de leurs institutions.  L’équilibre des pouvoirs entre les administrations et les « employés » qui remplissent au quotidien les missions de ces institutions importantes a basculé depuis longtemps. J’ai découvert en coordonnant ce dossier qu’il y avait une forme d’Omerta: plusieurs des bibliothécaires d’institutions variées que nous avons approchées pour écrire dans le dossier ont refusé par crainte de représailles administratives s’ils critiquaient publiquement certaines décisions administratives. À ma connaissance, même si la tendance des administrations à censurer la critique existe aussi dans la santé ou l’éducation, À bâbord n’a jamais connu une telle situation pour des dossiers sur des enjeux de ces autres milieux.  J’ai donc pu constater très concrètement la perte d’influence et de liberté d’expression des bibliothécaires concernant des enjeux importants affectant leur milieux. Sans possibilité d’exprimer leurs critiques publiquement, les bibliothécaires doivent craindre, me semble-t-il, pour l’avenir de leurs institutions: comment arriver à les sauver si on ne leur permet plus de discuter publiquement de leurs situations?

J.D. – Quelques textes mettent l’emphase sur le rôle social et politique que joue et doit jouer les professionnels des bibliothèques et centres d’archives. Sur cette question, le texte de Jean-Michel Lapointe et Michael David Miller nous propose un généreux panorama de la mouvance mondiale appelé bibliothéconomie critique. Est-ce qu’il s’agit d’un mouvement qui a de l’avenir au Québec?

Y.D. –  Je ne suis pas en mesure de mesurer le niveau d’influence de la bibliothéconomie critique dans le milieu bibliothécaire québécois (mon entourage de bibliothécaires étant manifestement biaisé !), mais je serais très heureux si ce texte réussissait à intéresser plus de bibliothécaires d’ici à cette mouvance. J’ai d’ailleurs pensé à proposer ce dossier à À bâbord car je crois que les bibliothèques sont des premières institutions « à bâbord » de par leur mission même. Le mouvement de bibliothéconomie critique me semble maintenant être là où cette posture politique me semble la plus assumée dans le milieu.

J.D. – Finalement, plusieurs textes portent sur le libre accès aux savoirs, sur l’épineuse question des droits d’auteurs – notamment Copibec vs Université Laval – ainsi que l’impact sur les institutions universitaires de l’explosion des coûts de l’accès aux revues scientifiques. Selon vous, 2018 risque-t-elle d’être une année pivot quant au partage des connaissances?

Je ne crois pas que 2018 soit une année particulière pour le partage des connaissances, car, à mon avis, les grandes forces se sont mises en place il y a longtemps. Si j’avais à choisir une année pivot relativement récente, je choisirais 1995, l’année où le passage d’un Internet académique et étatique à un Internet essentiellement commercial a été effectué. Cette commercialisation a eu énormément d’impact sur la manière la plus importante de partager le savoir aujourd’hui: Internet est passé d’une zone virtuelle, où le contenu dominait, à une zone où la publicité domine. Pour comprendre l’impact de cette transition, il faut imaginer que l’on ait décidé au début de la radio ou de la télé, de choisir un modèle où les radio et télé communautaires domineraient le paysage. L’histoire du 20e siècle aurait assurément été très différente. Un tel choix a été effectué en 1995 pour Internet, et ses effets sont toujours très présents aujourd’hui. On a choisi de créer une vitrine essentiellement commerciale plutôt qu’une bibliothèque électronique universelle.

***

À propos de la revue À Babord! : Cette revue québécoise, qui parait tous les 2 mois, est éditée par des militants, journalistes indépendants, professeurs, étudiants, travailleurs, rebelles de toutes sortes et de toutes origines. Elle a pour mandat d’informer, grâce à des analyses et des critiques sociales, mais aussi agit à titre d’espace ouvert pour débattre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d’origine populaire. «À bâbord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la bêtise, dénoncent les injustices et organisent la rébellion. (…) nos valeurs : liberté, égalité, justice sociale, respect de l’environnement ». Le caractère autonome, collectif et non hiérarchique de la revue fait partie intégrante de son mandat et de son identité.

Lancement du numéro 73: Le numéro 73 d’À Bâbord ! sera lancé demain, 27 février, 18h30, à la bibliothèque Mont-Royal (465 Mont-Royal est, Montréal). Plusieurs collaboratrices et collaborateurs seront de la partie et il y aura une lecture publique du bibliothécaire Miguel Gosselin. L’événement Facebook est ici.

[1] http://www.ledevoir.com/opinion/idees/508235/une-centralisation-inquietante-pour-les-bibliotheques-de-montreal

[2] http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1069359/centralisation-artefacts-parcs-canada

2 réflexions sur “Enjeux et Mutations des bibliothèques et archives : Entretien avec Yannick Delbecque

  1. Pingback: Un dossier sur les mutations des domaines de la bibliothéconomie et des archives dans le nouveau numéro de la revue À Bâbord!

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