Patrimoine

Les impacts culturels de l’écrit à l’époque Hellénistique

Par Amel Goussem Mesrati, diplômée de l’EBSI

Introduction

Dans le travail de recherche suivant sera présentée l’histoire de la lecture et de l’écriture à l’époque hellénistique. Avant de parler d’une histoire de l’écrit et de la lecture à cette période de l’Égypte, qui perdura près de 300 ans. Il faut savoir que l’histoire de l’écriture a traversé des siècles d’évolution et de changement avant la période hellénistique. C’est pourquoi ce travail comprend en première partie la naissance de l’écriture grecque et égyptienne à l’époque antique. Cette section ne sera pas le centre du travail, mais reste tout de même très importante, afin de comprendre les impacts de l’écriture durant la période hellénistique.

La première partie abordée sera celle de l’écriture grecque à l’époque archaïque et classique. Durant ces deux époques, nous assistant à la naissance de l’alphabet grec et les débuts de deux méthodes de « lectures ». En seconde partie, nous avons l’écriture égyptienne et son évolution à l’époque de l’Égypte ancienne, sans oublier le support d’écriture le plus important de cette époque : le Papyrus. En parallèle, nous aborderons les systèmes d’archivages, tant à l’époque égyptienne que Grecque, qui était déjà très présente. En troisième, sans aucun doute la partie la plus importante du travail et celle ou l’on va essayer de déterminer si la lecture et l’écriture ont eu des impacts en Égypte durant la période hellénistique. Enfin, à travers cette période, nous tenterons d’expliquer le développement important dans la conservation et la transmission de texte à travers deux institutions : les bibliothèques et les archives.

I — L’époque archaïque et classique

L’alphabet grec 

Naissance et influence

L’alphabet grec existe depuis plus longtemps que les écrits d’Homère, c’est-à-dire un peu plus avant le VIIe siècle avant notre ère (Irigoin, 2001, p. 9). L’alphabet grec est originaire de plusieurs autres alphabets notamment la linaire B apparentée à l’écriture mycénienne empruntée par les Grecs et utilisée à l’époque crétoise, le linéaire A (Irigoin, 2001, p. 9). Toutefois, bien que ces deux formes soient importantes pour la compréhension de l’alphabet grec, son influence lui venait principalement des Phéniciens[1], comme nous le rapportait Hérodote (Irigoin, 2001, p. 9). En effet, cette influence indirecte provient des comptoirs de commerces phéniciens établis en Méditerranée (Barbier, 2009, p. 22).

Lorsque les Grecs adoptaient l’alphabet phénicien, ils apportaient quelques modifications. En effet, puisque certaines consonnes phéniciennes n’avaient aucune équivalence grecque, ceux-ci donnèrent naissance aux signes suivants (Wachter, 2013, p.1) : A (alpha), E (epsilon), I (iota), O (omicron), Y (upsilon) and H (eta) (voir Annexe II). Un parfait mélange de grec et phénicien, ce nouvel alphabet avait des effets positifs pour l’écriture grecque. En effet, du moment où les Grecs développés ce système, la communication était possible et diffusait avec précision les mots en parole et une éducation à tous. Puisque les Phéniciens écrivaient de gauche à droite et les Grecs de droite à gauche, cela donna naissance au Boustrophédon, puis au Ve siècle une écriture définitive de gauche à droite, toujours en boustrophédon (voir Annexe II) (Violatti, 2015, paragr. 7). Les Grecs ne reconnaissaient pas les lettres seules, mais seulement les séquences vocales, car ils utilisent la scriptio continua. Ce type d’écriture est ininterrompue, continue, c’est-à-dire qu’il n’y avait pas d’intervalles entre les mots et phonétiques (Legras, 2002, p. 26).

Vers l’an 403 av. J.-C., les Grecs ont prient l’initiative de combiner les différentes versions écrites, afin d’en faire une seule, qui domina toute la Grèce et la Méditerranée, l’ionien (Violatti, 2015, paragr. 9). Enfin, l’écriture grecque devint à son tour une écriture à laquelle les autres civilisations s’inspirent pour créer leurs propres alphabets.

De l’oralité vers l’écrit

En dépit d’un nouvel alphabet plus facilement interprétable, ce n’est pas du jour au lendemain que la rédaction des tragédies grecques sur volumen débute. En effet, la Grèce est encore ancrée dans une tradition orale et la transmission de la parole à l’écrit est considérée hors norme. Apprendre les rudiments de l’écriture et de la lecture reste des défis importants qui demandent discipline, temps et opportunité[2] (Gnanadesikan, 2009, p. 217). La tradition orale est très omniprésente à cette époque. Au VIIIe siècle, les épopées d’Homère, l’Iliade et l’Odyssée forment la base de la littérature grecque, ils sont des modèles pour de nombreuses autres compositions tragiques et lyriques. Ces deux poèmes sont d’abord présentés sous forme orale, comme le veut la tradition orale grecque jusqu’au Ve siècle (débutait, 2011, p.1).

Au Ve siècle, les poètes rajoutent à leur titre celui d’écrivain. En effet, ceux-ci doivent désormais était mis par écrit leurs œuvres sur papyrus. L’écriture sur papyrus « became the standard vehicul for Greek litterature » (Haslam, 2011, p.1). Après la représentation théâtrale, les écrits grecs sont déposés au Métrôon, bâtiment où sont conservées les archives (Segal, 1988, p. 332). On observe la première étape vers la conservation des documents.

Mode de lecture

L’écriture avait contribué à l’évolution de la littérature grecque, le but premier de mettre par écrit ces œuvres était celui de la conservation de la mémoire et non pas dans l’objectif d’être lus. Comme le mentionne Segal, « les poètes tragiques ne semblent pas pensaient que leurs œuvres sont destinées à un public de lecteurs » (Segal, 1988, p. 333). L’interaction entre l’oral et l’écrit et ainsi que la réflexion de l’auteur sur la lecture nous présente les deux modes de lecture apparaissent durant la période classique et archaïque. La lecture à voix haute et la lecture silencieuse. La lecture à voix haute — oral — était pratiquée pour les gens qui ne savaient pas lire (Bowman et Woolf, 1996, p. 33). Cette pratique était majoritaire, mais pas exclusive. Dû à la tradition orale déjà présente, il n’était pas surprenant de voir ce mode de lecture. En opposition nous avons une lecture silencieuse — plus communément appelée privée et qui date du Ve siècle av. J.-C., et qui présente l’écriture comme nouvelle forme orale et devient la représentation de la voix (Payette, 2012 p. 3). Les Grecs trouvaient dans ce mode une manière de lire un texte plus rapidement, d’autant qu’on remarque une augmentation des textes, une augmentation de lecteurs et donc une baisse d’analphabète (Legras, 2002, p. 26). Bref, nous savons que les Grecs connaissaient la lecture, qu’elle est à haute voix ou silencieuse, en effet, Jesper Svenbro[3] nous rapporte que la langue grecque exprime l’action de « lire » dans une dizaine de verbes (Legras, 2002, p. 25).

II – L’Égypte antique

L’écriture égyptienne et son évolution

Naissance, influence et  évolution

L’apparition de l’écriture en Égypte coïncide avec l’émergence de cette même civilisation remontait au alentour de 3000 avant Jésus-Christ l’importance de posséder un système d’écriture née pour des besoins administratifs (Leclant, s.d. paragr. 13). Bien que l’écriture cunéiforme mésopotamienne et l’écriture hiéroglyphique[4] égyptienne utilisaient les mêmes techniques, celle-ci ne subit aucune influence étrangère (Manley, 2012, paragr. 4). Le document le plus ancien qui atteste d’une écriture égyptienne hiéroglyphique est la palette de Narmer, du nom du souverain qui règne aux alentours de 3150 av. J.-C. Cette palette date du XXXIIe siècle avant notre ère. On retrouve les mêmes techniques et caractéristiques que l’écriture hiéroglyphiques ainsi que des légendes écrites (Martin, 1988, p. 32-33). Alors que les Mésopotamiens écrivent sur de l’argile, les Égyptiens choisissaient le papyrus comme support d’écriture. Le papyrus et ostraca (voir Annexe I) sont les principaux supports écrits qui nous renseignaient sur la vie quotidienne et qui nous exposaient la société égyptienne pour qui l’écrit tenait un rôle important (Miller, 2008, paragr. 13). Les premiers documents écrits sur papyrus remontent aux environs de 2400 av. J.-C. (Martin, 1988, p. 59).

Alors que l’écriture garde son uniformité, elle subissait une influence orale, « was a system of thought with its own internal rules that made uses of the resources of speech » (Powell, 2009, p. 101). Pour John Baines, les périodes charnières de cette influence étaient divisées en trois phases (Miller, 2008, paragr. 15). La première phase appelée « Old Egyptian » située dans l’Ancien Empire (2650-2575 av. J.-C.), à l’époque de l’Ancien Empire c’était le début d’une « écriture continue » qu’on retrouvait dans les textes religieux. Ensuite vers 2150 av. J.-C., c’étaient les décrets légaux, contrats, des lettres, etc. (Miller, 2008, paragr. 16).

La deuxième phase se situe pendant la première période intermédiaire (2150-2040 av. J.-C.), c’est l’apparition des textes biographiques ainsi que l’accroissement des fonctions de l’écrit. La rédaction de cette documentation se faisait sur des stèles de pierre (Baines, 1983, p. 578). Par contre, les textes littéraires sont encore absents.

La dernière phase du Moyen Empire (2040-1640 av. J.-C.) et au Nouvel Empire (1550 – 1070 av. J.-C.), marqu3 l’apparition des premiers textes littéraires. Ainsi que de nouveaux genres littéraires folkloriques, des textes de « sagesses » et autres genres (Miller, 2008, paragr. 16). Durant la période du Nouvel Empire, les textes religieux évoluaient pour donner le Livre des Morts, ces textes étaient écrits sur papyrus avant d’être enterré avec le mort (Gnanadesikan, 2009, p. 45).

Enfin, la palette de Narmer n’était pas le seul document qui attesté le début de l’écriture en Égypte. En effet, les textes religieux écrits sur les tombes étaient considérés « extremely powerful » (Gnanadesikan, 2009, p. 45). Ces textes de littérature écrite dits « pyramides » divisaient les hiéroglyphes en trois catégories de signes :

La première catégorie c’était les idéogrammes (voir ANNEXE I). C’étaient des représentations visuelles des signes en question, une idée = un mot = hiéroglyphe (Gnanadesikan, 2009, p. 43). Afin de savoir s’ils étaient en présence d’un idéogramme, les Égyptiens rajoutés un petit trait en dessous de l’image.

La deuxième catégorie de signe était les phonogrammes (voir ANNEXE I), cette fonction était utilisait pour le son qu’il représentait. Les signes phonogrammes étaient des représentations consonantiques, une consonne (unilitères), deux consonnes (bilitères) ou trois consonnes (trilitères). Les consonnes unilitères étaient aux nombres de 25 à l’époque antique (Powell, 2009, p. 114). La combinaison de ces trois formes consonantiques rendait la lecture moins difficile (Gnanadesikan, 2009, p. 39).

La dernière catégorie de signe était les déterminatives (voir ANNEXE I) servaient à catégorisés les mots et ainsi facilitait la lecture. Les déterminatives complétaient les mots écrits à l’aide des phonogrammes. Sans les déterminatifs l’écriture égyptienne était très difficile à lire (Gnanadesikan, 2009, p. 41).

Enfin, l’écriture égyptienne compte trois stades d’évolution progressive de la naissance de ce système jusqu’à la fin de l’Empire égyptien en 30 av. J.-C. Le premier stade est celui de l’écriture hiéroglyphique qui perdure jusqu’à la fin de l’Empire ; par la suite, nous avons une écriture hiératique cursive, utilisée à des fins administratives pour l’enregistrement d’information plus rapide ; en dernier lieu nous avons l’écriture démotique qui reste l’écriture officielle jusqu’au II siècle après J.-C. Bref, la grande complexité des hiéroglyphiques a fait d’elle une écriture unique.

III – Période Hellénistique

Alexandrie carrefour culturel

Fondation

L’an 332 avant notre ère est marqué par l’arrivée d’Alexandre le Grand en Égypte où il fonde la ville d’Alexandrie. À cette époque elle est la plus grande ville de la Méditerranée (Baslez et al., 2004, p. 298). Elle est construite pour en faire la nouvelle cité cultuelle et intellectuelle, détrônant Athènes qui ne garde que la philosophie comme spécialité (Delisle, 2001, p.29). Lorsqu’Alexandre le Grand s’éteint en 323 av. J.-C., le royaume de Macédoine est divisé entre ses généraux et chacun hérite de satrapies, Ptolémée 1er Sôter reçoit l’Égypte. Il règne comme satrape une vingtaine d’années, avant de recevoir le titre de basileus, titre royal de pharaon d’Égypte (Grandjean et al., 2017, p. 44). À partir de ce moment, on peut parler du début de la période hellénistique sous la Dynastie ptolémaïque.

Bien que l’ancien général Ptolémée se fait proclamer roi est maintien ainsi la tradition égyptienne d’un roi intermédiaire entre les hommes et les dieux, dans les faits le nouveau roi veut « imposer » une culture grecque en Égypte (Valode, 2012, p. 184). Pour y parvenir la dynastie a recours à plusieurs remaniements culturels, entre autres à traves l’écriture.

Les modes d’acquisition  

Dans le but ultime de faire d’Alexandrie une ville culturelle de haute importance, Ptolémée 1er Sôter fait construire sous les conseils de Démétrios de Phalère, le sanctuaire des Muses (Le Musée) et la bibliothèque d’Alexandrie peu après 295 (Delisle, 2001, p. 29). Ces établissements accueillent les savants et érudits à travers le « monde connu » (Berson, 2018, cours 2) et de tout genre, ceux-ci recevaient un salaire ainsi qu’un exempt d’impôt et de taxes. De plus, afin qu’ils travaillent dans les meilleures conditions possible, Ptolémée s’assure de mettre à leurs dispositions des livres, qu’il fait déposer à la Bibliothèque d’Alexandrie (Delisle, 2001, p. 29). Afin d’enrichir les tablettes, Ptolémée 1er Sôter met en place des méthodes d’acquisitions qui continuent sous Ptolémée II Philadelphe et Ptolémée III Évergète.

Le premier mode d’acquisition est l’achat de volumena dans les « marchés du livre»[5], notamment à Athènes et Rhodes. Pour ce faire des sommes d’argent importantes sont versées à Démétrios de Phalère, qui est chargé par roi de la supervision des achats des volumena (Quattrocelli, 2012, paragr.4).

Le deuxième mode d’acquisition était la rédaction de lettres aux autres rois, pour que ceux-ci envoient leurs œuvres poétiques, philosophiques et tous les autres domaines (Coqueugniot, 2008, p.50). Ces lettres rédigées par Ptolémée ont un impact culturel intéressant pour l’écriture. En effet, l’écriture grecque qui à évoluer depuis la période archaïque et classique, leur permettait désormais de formuler des phrases à l’aide d’un alphabet simple, cursive. Ainsi, d’un point de vue culturel de l’écrit, la rédaction de ces lettres aide à l’obtention d’œuvres littéraires qui sont entreposées à la Bibliothèque.

Le troisième mode d’acquisition était l’établissement d’une loi, sous Ptolémée III Évergète, qui permettait la fouille de tous les bateaux qui amarrent dans le port d’Alexandrie pour trouver des œuvres (Bard, 2005, p. 111).

Enfin, les carnets des voyageurs étaient saisis, d’autres pratiques de saisie de volumena sont peut-être utilisaient. Par la suite, peu importe les méthodes qu’employés pour acquérir ces rouleaux de papyrus, ils étaient d’abord traduits en grec sans exception. La traduction la plus importante était celle de la bible hébraïque, septante[6], elle est traduite à Alexandrie sous le règne de Ptolémée 1er Sôter (Puech, 2012, p. 95). La traduction de la bible hébraïque c’est s’appuie sur deux raisons, la première pour satisfaire aux demandes des juives présentes à Alexandrie et la deuxième pour des raisons juridiques. Pour Bickerma, la deuxième raison semble plus plausible, car elle est écrite en lettre cursive utilisait pour écrire des textes plus rapidement, comme les textes juridiques. Pour les Grecs, la bible était la « loi civique des juifs » (Puech, 2012, p. 95), conservaient à la bibliothèque d’Alexandrie, puis intégraient dans le système juridique en 275 par Ptolémée II (Puech, 2012, p. 96). Quant à la traduction de la Bible, les traducteurs mettent beaucoup d’effort afin de trouver des équivalents linguistiques à cause de la grande différence entre le grec et l’hébreu. Enfin, la traduction de ces textes religieux était essentielle pour le roi, parce qu’il était important pour lui de faire juger un peuple selon son droit religieux (Puech, 2012, p. 96).

Les types d’écritures grecques et égyptiennes

L’époque hellénistique est en pleine émergence grâce aux savoirs de l’écrit qui se sont développés aux fils des siècles. Se savoir qui est devenu pour les Grecs un symbole de sagesse et de puissance, comme le mentionne le poète Attique Méandre durant le IVe siècle « Ceux qui savent lire voient d’eux fois mieux » (Manguel, 1998, p. 225). Cette nouvelle culture de l’écrit a eu des impacts très importante grâce entre autres depuis la construction de la grande bibliothèque d’Alexandrie, qui grâce aux acquisitions permettaient de faire d’Alexandrie un « centre culturel première importance à l’époque hellénistique » (Coqueugniot, 2008, p. 50), mais aussi supporter les savants et érudits dans leurs recherches et travaux entraina des impacts culturels de l’écrit important.

Pour mieux comprendre ces impacts, nous allons voir comment se savoir de l’écrit à apporter tant au niveau administratif, politique, économique, juridique ou encore culturel. Par la suite, dresser un portrait des bibliothécaires d’Alexandrie, qui se sont succédé au fil des années et comment chacun d’eux ont contribué de loin ou de prêt à l’aide de l’écriture.

Dans un premier temps, avec les nouvelles formes d’écriture qui se sont développées à travers des siècles, surtout à l’époque hellénistique, les Grecs et les Égyptiens ont produit n’innombrables masses documentaires. Malheureusement, seulement des fragments sont parvenus jusqu’à nous, mais en quantité suffisante, pour constater l’ampleur de l’écriture durant cette période charnière. Pour les Égyptiens, la conservation de documents administratifs a toujours existé. Cependant, l’arrivée des Grecs a influencé leur système pour devenir un système bureaucratique grâce à l’introduction des comptes rendus « précis et systématiques de leurs transcriptions » (Manguel, 1998, p. 225). Les Grecs ont amené leur expertisent en matière de productions documentaires grâce à leur amour pour le papyrus (Manguel, 1998, p. 225).

Avant tout il faut savoir que les sources écrites égyptiennes et grecques de cette époque sont divisées ont deux catégories : épigraphique et papyrologique. Les écrits grecs sont de nature papyrologique, car les écrits gravés sur pierre sont rare voir parfois inexistante à cette époque, contrairement aux Égyptiens pour qui l’épigraphie fait partie intégrante de la tradition (Clancier et al., 2017, p. 202). Les sources papyrologiques sont en plus grands nombres grâce à la production de la plante de papyrus qui pousse dans le Nil. L’écriture devient un instrument important dans la vie administrative (Baslez et al., 2004, p. 174).

Les hiéroglyphes sont toujours utilisés pour les textes religieux (Gnanadesikan, 2009, p.46). À l’époque Lagide, le nombre de signes augmente, alors que la phonétique reste la même et n’a jamais enlevé la notion idéographique. Or, cela l’a complété ce qui ajoute un pouvoir significatif plus grand aux hiéroglyphes (Zali et Étienne, s.d. chap.1). Or, les textes administratifs et juridiques, qui demandent une grande production documentaire nécessitent le développement de deux nouvelles formes d’écritures plus cursives. L’hiératique et la démotique (voir Annexe II), elles ne contiennent aucune capitale, ponctuation ou de coupure entre les mots (Zali et Étienne, s. d. chap.2). L’hiératique devient l’écriture de l’administration et commerciale, mais elle est aussi utilisée pour annoter les textes littéraires, scientifiques et religieux.

Les textes littéraires égyptiens sont très variés, c’est dans la vallée du Nil qu’on retrouve la plus ancienne littérature écriture connue à ce jour (Leclant, 2018, paragr. 1). Les littératures égyptiennes ont une valeur d’éternité, qu’on retrouve gravée sur les temples ou tombeaux. Par contre, la littérature sur papyrus reste inconnue, seule quelques fragments infimes sont parvenus jusqu’à nous, telle que les textes religieux, les textes épiques et biographiques, les genres romans, les contes, les textes philosophiques et politiques, les poésies lyriques et dramatiques et les littératures de type sagesses, qui sont typiques de la littérature égyptienne (Leclant, 2018). Ces différentes formes documentaires sont écrites sur papyrus et\ou sur ostraca à l’encre noire et (rouge pour souligner des passages et le début d’un texte) à l’aide d’un pinceau fait d’une tige de papyrus (Zali et Étienne, s. d. chap. 2). Alors l’écriture hiéroglyphique est réservée pour les textes religieux, une nouvelle forme d’écriture prend forme.

Le démotique apparait au VIIIe siècle, sous l’appellation « d’hiératiques anormal », pour devenir au IIIe siècle avant notre ère l’écriture officielle appelée démotique[7]. C’est le seul système d’écriture égyptien qui sera utilisé pour la vie quotidienne, administrative et intellectuelle, elle est cursive et possède son propre système grammatical[8] (Ross, 2013, paragr. 2). Elle est utilisée pour les textes administratifs (contrats, correspondances royales), juridiques (textes de loi, et ainsi qu’intellectuelle, comme les textes littéraires (Manning, 2012, paragr. 1). Cependant, bien que les bases de la structure administrative demeurent de tradition égyptienne, c’est désormais le grec qui s’impose comme écriture officielle dans l’administration. Ainsi, dès 145 le démotique n’est plus l’écriture officielle et les Égyptiens sont dans l’obligation d’écrire un résumé en grec. Bref, les rouleaux de papyrus qui sont écrits en démotique et en grec nous renseignent beaucoup qu’ont à la nature des lois écrites utilisées à Alexandrie (Grandjean, 2017, p.13), grâce à l’écriture grecque.

L’écriture et ses impacts

Bien que l’écriture démotique reste utilisée jusqu’au II après J.-C., c’est l’écriture grecque qui finit pas s’imposer grâce à la disponibilité du papyrus et son utilisation comme support d’écriture. Le papyrus a donné l’élan nécessaire au développement de l’écriture grec (Bowman et Woolf, 1996, p. 68). Plus qu’une écriture administrative et cultuelle, elle devient la transmission des valeurs grecques (Baslez et al., 2004, p. 174). Grâce aux nouveaux genres littéraires, de l’éducation et d’autres facteurs de mise en valeur culturelle notamment par l’écrit.

L’écriture à un premier impact dans l’éducation. En effet, puisque le grec devient l’écriture administrative, il faut des écoles pour apprendre et cette éducation intellectuelle se fait au gymnase. À Athènes un des gymnases le plus importants était le Lycée fondé par Aristote en 335 av. J.-C., bibliothèque d’enseignement privé de la lecture (Legras, 2002, p. 41). Avec les enseignements d’Aristote, le volumena n’était plus vu de la même façon, il devient un « objet et instrument de l’analyse et de l’information » (Legras, 2002, p. 41). Le volumena devient un agent de lecture qui permet la production d’autres livres. Alexandre le Grand qui était étudiant à l’école d’Aristote lui a transmis ce gout de la lecture. Selon les histoires rapportées il transportait toujours avec lui lors de ces conquêtes, une copie de Iliade (Legras, 2002, p. 42). Ce n’est donc pas un hasard que celui-ci voulait faire d’Alexandrie une grande cité intellectuelle. À la mort d’Aristote, certains des volumena de sa bibliothèque privée avaient été vendus à Ptolémée II, pour être conservés à la bibliothèque d’Alexandrie (Legras, 2002, p. 41-42). Bien qu’un engouement né pour la lecture durant sa vie, ce n’est qu’à partir de l’époque ptolémaïque grâce à une écriture simple, qui donne aux citoyens d’Alexandrie une véritable envie de la lecture (Manguel, 1998, p. 225). Désormais, la lecture et l’écriture allaient occuper une place majeure dans la culturelle (Legras, 2002, p. 44). Bref, sans l’écriture les bibliothèques de type privé et public n’existeraient pas et plus important personnes pour les lire ces textes.

La transmission de texte par écrit permettait l’étude de la poésie, les traités grammaticaux et parfois la mythologie grâce aux poèmes homériques base de tous les nouveaux genres littéraires et écrits (Legras, 2002, p. 97). Alors que des gymnases en dehors de l’Égypte tenaient des concours de « belles écritures » (Legras, 2002, p. 103), ceux d’Alexandrie s’occuper de l’enregistrement des textes écrits. Par contre, ce n’est qu’avec la bibliothèque d’Alexandrie et ses 500 000 rouleaux de papyrus, réservés seulement aux intellectuelles que Strabon nommait les « philologues », que les études de l’écriture sont en émergence (Grandjean, 2017, p. 120). Effectivement, avec la prise en poste du premier bibliothécaire, Zénodote d’Éphèse qu’on constate un premier impact culturel de l’écrit. Zénodote rédigeait vers 283 la première édition critique des épopées homériques, qu’il divisait en 24 rouleaux de papyrus et ainsi que les premiers signes diacritiques en marge pour identifier ses interventions dans le texte (Micunco, 2014, p. 180). Les quelques signes (voir ANNEXE) qu’il utilisait pour sa critique étaient le l’obel (la « broche ») signifiait « ce vers n’est pas d’Homère » ; par la suite, l’astérisque « ce vers est authentique » ; la diplè servait à faire des appels de note et faire des renvois de commentaire dont le but est d’expliquer les notions de type lexical, grammatical, et\ou historique (Irigoin, 2001, p. 33). En plus de ses travaux écrits, il crée une classification alphabétique par auteurs qu’il transcrit dans un glossaire afin d’expliquer le vocabulaire épique (Casson, 2001, p. 37). Les travaux de Zénodote ont servi de base à Aristophane de Byzance bibliothécaire sous Ptolémée V pour la rédaction des éditions critiques des œuvres d’Hésiode, Sophocle, Euripide ou encore Ménandre (Quattrocelli, 2012, paragr. 8). Aristarque de Samothrace, disciple d’Aristophane de Byzance, a aussi travaillé sur les éditions critiques. À l’aide d’une bonne maitrise de l’écriture épique, il indiquait systématiquement « les endroits du texte où l’ordre des vers était, d’après lui, bouleversé, ou ceux où il ne s’accordait pas avec le jugement de Zénodote » (Micunco, 2014, p. 180).

Durant son parcours, il fondait une école critique qui perdurait jusqu’à l’Empire romain et c’est à travers ses disciples à partir de l’époque des Ptolémée que ses éditions critiques de Iliade et l’Odyssée sont parvenues jusqu’à nous (Hatzimichali, 2013, p. 179-180). En plus de ses travaux critiques, il était le premier à insérer des proses dans un commentaire des textes d’Hérodote, ses commentaires étaient séparés des textes. Enfin, il séparait pour la première fois les discours en partie (Quattrocelli, 2012, paragr.8).   Évidement, les travaux de nos « philologues » ne concentrer pas uniquement sur les épopées homériques.

Les savants consacrent leurs temps à plusieurs autres disciplines, notamment les mathématiques et la physique avec les travaux d’Archimède, l’astronomie ou encore les études géographiques. Ces études émergent grâce aux volumena qui était disponibles à la Bibliothèque d’Alexandrie, mais plus importantes encore grâce aux nombres voyages d’exploration (Micunco, 2014, p. 181). La géographie se développait beaucoup et dans plusieurs directions, des études ethnologiques aux études de la terre. À l’époque alexandrine, la première tentative d’une carte géographique était un dessin, réalisé par Ératosthène, dont l’objectif était la compréhension du monde, par exemple, le rôle des fleuves. Alors que le philosophe Anaximandre est le premier à avoir rédigé une carte géographique au alentour du Vie siècle av. J.-C. Ce n’est qu’à partir du IIIe siècle que les études géographiques font un bond, notamment grâce aux différents écrits disponibles sur les mathématiques (Micunco, 2014, p. 182).

Le savoir et la préservation de la culture hellénistique à travers les différents écrits étaient si importants pour les Grecs, qu’à chaque nouvelle discipline ceux-ci fondent des écoles, afin de préserver se savoir nouvellement acquis. Nous avons entre autres, les écoles philosophiques qui connaissent une floraison durant cette époque. Cette discipline engendrait une énorme production littéraire, on comptait une quantité impressionnante de rouleaux de papyrus (Grandjean, 2017, p. 352). Cependant, Athènes restait le berceau de la philosophie jusqu’en 86 av. J.-C., alors que les érudits étaient contraints de fuir Athènes pour se réfugier à Alexandrie. Dès lors, à partir des règnes de Ptolémée XII et de Cléopâtre VII, les études philosophiques prennent une place importante. Grâce aux travaux, que la Bibliothèque d’Alexandrie abriter, spécialement les écrits d’Aristote, il n’était pas étonnant de voir une augmentation des recherches faites dans cette discipline (Grandjean, 2017, p. 353) !

Finalement, les usages accrus de la culture écrite favorisent une large diffusion de l’enseignant scolaire et de la lecture, grâce à la grande production des travaux écrits. Les textes écrits des érudits venus s’installer à Alexandrie pour faire leurs recherches jouent un très grand rôle. L’émergence des nouvelles littératures dépendait de l’écriture et le volumena. En effet, un impact important est la transcription des écrits sur papyrus, qui donne un élan considérable dans la diffusion des travaux des érudits présents à Alexandrie, mais qui sans la présence des autres textes cela ne peut être possible. La lecture devenait plus importante à l’époque hellénistique qu’avant, car sans la lecture, l’écriture n’a pas le même effet (Chartier et Cavallo, s d, paragr. 12). Les écrits grecs (et les traductions en Grecs) permettent une diffusion la culture hellénistique et la culture égyptienne grâce aux textes d’auteurs comme Hérodote avec écrits qu’il consacrait à l’histoire de l’Égypte répartit en neuf livres. Dans la première partie de son Livre II était consacré à la géographie et l’ethnologie, tandis que la deuxième partie les coutumes et la vie quotidienne (Obsomer, 2014, p. 125). Le livre XVII rédige par Strabon nous présente un parcours géographique de l’Égypte, qui partait du nord au sud, et d’Alexandrie et ses environs qu’il connaissait bien, car il vivait depuis plusieurs années (Obsomer, 2014, p. 126). Bref, on compte plusieurs autres auteurs dans les écrits ont des impacts dans la culture hellénistique, entre autre, Pline l’Ancien ou encore Manéthon de Sebennytos.

Les « Maisons de Vie » et les scribes

Les différentes sources littéraires égyptiens que se soit l’écriture hiéroglyphique et hiératique pour les textes sacrés ou l’écriture démotique avec ses textes de droits civiques et littéraires. Tous ces textes ont un point commun, l’écriture est réservée à une élite précise de l’Égypte et cela depuis longtemps, les scribes (Bowman et Woolf, 1996, p. 68). Cette profession est tellement essentielle qu’une école spécialisée dans le savoir écrit existait appelée la « maison de Vie » (Legras, 2002, p. 105). Dès leurs plus jeunes âges, les Égyptiens apprenaient l’écriture, la grammaire et l’utilisation de formules de politesse. Par la suite, ils pouvaient accèdes à une instruction supérieure donnée dans les Maisons de Vie, de là, ils apprenaient la littérature égyptienne, mais plus particulièrement, à transcrire d’anciens textes écrits en démotique, hiératique ou en hiéroglyphes (Legras, 2002, p. 105). Les Maisons de Vie possédaient des bibliothèques et des scriptoriums, ou l’on retrouvait plusieurs rouleaux de papyrus qui touchaient aux domaines philosophiques et scientifiques, telle que : la médecine, la magie ou encore la mythologie (Legras, 2002, p. 106).

Les scribes s’assoient les jambes croisées avec un rouleau papyrus sur leurs genoux, comme la divinité Thot. Ils tiennent le calame de la main gauche et le rouleau de la main droite. Le rôle des scribes est d’écrire les textes égyptiens, ils sont instruits durant des années afin de maitriser les différents types d’écritures (Powell, 2009, p. 124). Le travail de scribes est important pendant les premiers temps de l’époque hellénistique, mais plus les années passent et moins leurs services sont requis (Gnanadesikan, 2009, p. 50).

Conclusion

Nous sommes à la fin de ce travail de recherche, où nous avons fait une courte synthèse de l’histoire de l’évolution de l’alphabet grec et égyptien durant l’antiquité, dans le but de mieux comprendre et déterminer si nous avons eux des impacts culturels durant la période hellénistique.

Pour ce faire, nous nous sommes intéressées aux sources documentaires présentes à cette époque, la fondation d’Alexandrie, son importance dans le développement de l’écriture et ses méthodes d’acquisitions, dans le but de servir une élite d’intellectuelle.

Par la suite, nous avons présenté l’écriture et ses impacts, ainsi que les professionnels de l’écriture, dans ce cas-ci les scribes ainsi que leur formation. Malgré, ce développement qui s’est fait à travers toute la période hellénistique, on constate qu’il reste tout de même difficile de faire un travail de recherche concis sur les impacts culturels de l’écrit à cette époque, d’autant plus que les disciplines et les écrits des divers auteurs sont nombreux à cette période. Durant la rédaction de ce travail, plusieurs questions nous sont venues à l’esprit, notamment, lorsqu’il était question de l’acquisition de divers écrits. En effet, comme nous avons pus le constater, alors que les originaux étaient entreposés dans la bibliothèque d’Alexandrie des copies étaient faites puis retournées aux propriétaires. Bref, si dans les faits les œuvres existés en double, ou parfois en triple, pourquoi seulement d’infimes fragments sont parvenus jusqu’à notre époque.

Ostraca

Idéogrammes

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[1] Les phéniciens ne ce considérés pas vraiment comme un peuple, mais un mélange ethnique et politique de marchands marins de langues sémantiques qui avaient le contrôle des ports de la Méditerranée (Powell, 2009, p. 230).

[2] Il vas s’en dire que ce n’est pas tous les citoyens qui pouvaient s’offrir un professeur privé afin d’apprendre à lire (Gnanadesikan, 2009, p. 217).

[3]Jesper Svenbro est un poète, historien, helléniste et philologue suédois (Jesper Svenbro, Wikipédia, consulté le 24 novembre 2018)

[4] Le terme hiéroglyphe provient du grec qui veut dire « écriture sacré » (Velode, 2012, p. 283).

[5] Ici le mot « livre » n’est pas à prendre dans son premier sens, c’est-à-dire le codex.  Les « Marchés du livre » est le l’expression utilisée par l’auteur lui-même.

[6] Septante du nom donnée en hommage aux sept traducteurs de la bible hébraïque (Puech, 2012, p. 95).

[7] L’écriture démotique provient du grec demotika, c’est=à-dire l’écriture populaire

[8] Les cinq temps de verbes utilisées étaient (le présent, le passé, le future, le parfait et l’aoriste (temps de la conjugaison grecque = passé indéterminé)  (Ross, 2012, paragr.2).

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