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Le secret des archivistes enfin révélé à l’occasion de la semaine internationale des archives #IAW2022

Par Jonathan David, responsable du blogue Convergence et régisseur au CSS Marguerite-Bourgeoys

L’an dernier, dans le cadre de la semaine internationale des archives, j’invitais les archivistes à être flamboyants. Cette année, question de monter la barre un peu plus haute, je vous invite à vous révéler. Le reste de ce billet lèvera le voile sur les secrets les plus tordus de certains archivistes parmi les plus connus.

Eh oui, quoi de mieux qu’un bon titre « clickbait » (ou attrape-clics) pour attirer un peu plus de gens à s’intéresser à notre métier. Car oui, les archives, c’est d’abord des humains qui sont derrière. Pas juste des humains ordinaires. Des professionnels. Des super-passionnés.

On remarquera que la thématique proposée par le Conseil international des archives (CIA) #NousSommesLesArchives, est en  parfaite harmonie avec la thématique du congrès de l’AAQ, Au coeur des archives, l’humain. On s’en rend bien compte, malgré les avancées, et j’insiste fort utiles et non négligeable, de l’informatique, le traitement des archives ne peut faire l’économie de l’acte et du jugement de véritables humains.

C’est bien beau de parler d’automatisation, d’intelligence artificielle, mais n’oublions pas qu’on vit toujours dans le monde réel et non dans un métavers. Plusieurs constats empiriques nous rappellent quotidiennement à l’ordre :

  • l’offre d’outils technologiques disponibles est comparable aux différentes pièces offertes au rayon de votre quincaillerie préférée; on a beau s’équiper pour construire la plus belle table du monde, rien ne nous dit à l’avance combien de gens voudront nous rejoindre pour le diner festif tant rêvé;
  • il y a des limites à ce qu’il est possible d’implanter, la gestion du changement doit prendre en compte les humains qui sont impactés par l’évolution des technologies et des pratiques;
  • il y a de nombreuses difficultés concernant le traitement des actifs informationnels existants, qui ne sont pas structurés de la même façon due à l’évolution naturelle des pratiques dans le temps;
  • concernant l’utilisation de l’information, notamment en recherche, même l’utilisation de données massives nécessite d’être accompagné d’une interprétation, et les résultats vont nécessairement dépendre de l’angle de recherche initial.

On le voit, l’humain accompagne l’archive tout au long de son cycle de vie. Leur création découle de choix humains, de paramétrables, de besoins concrets d’information. Leur durée dans le temps dépend notamment de la valeur qu’on juge bon leur donner – et le temps alloué; il faut leur « donner un peu d’amour » pour éviter la désuétude. Tout cela découle de décisions – ou de non-décision – humaines.

Finalement il y a encore de l’humain dans l’acte de diffusion. Choisir de montrer ou non. Interpréter, contextualiser, « faire parler les archives ». À quel endroit? À quel moment? Pour quel public?

Sociologiquement parlant, les archives racontent notre société.  Les histoires contenues dans les archives elles-mêmes, raconte ce qui a été, mais aussi ce que nous sommes. Elles documentent notre humanité, nos activités, nos idéaux.

Finalement, il n’y a pas d’archives sans humain. Il n’y a pas plus humain qu’une archive. On se définit et se reconnaît à travers elles. Mais on doit également agir continuellement pour les garder vivantes.

Profitons de cette semaine internationale des archives pour célébrer et mettre en lumière tous les humains derrière les archives. Vous êtes essentiels.

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