Diffusion et mise en valeur/Exposition

La mise en valeur d’archives historiques sur le Web

Par René St-Pierre, archiviste de la Fondation Armand-Vaillancourt*

Les archives historiques nous aident à comprendre le monde dans lequel nous vivons. Outre leur fonction première de préservation, elles permettent de témoigner, de commémorer et d’illustrer les traces de l’action humaine. Souvent encore gardées dans des lieux où température et humidité non contrôlées en menacent la pérennité, les archives historiques font depuis plus d’une vingtaine d’années l’objet d’importants projets de numérisation. Elles sont progressivement rendues accessibles sur Internet, notamment à travers des répertoires de descriptions, des expositions virtuelles* ou encore des dépôts numériques de documents textuels, iconographiques et audiovisuels. La diffusion de documents d’archives s’étant largement démocratisée, elle atteint maintenant un vaste public qui dépasse le cercle jadis restreint des passionnées d’histoire et de généalogie. Étudier des pratiques exemplaires de mise en valeur d’archives historiques s’inscrit donc dans cette réflexion stratégique visant à orienter plus efficacement nos efforts de développement de projets d’interprétation et de médiation numérique.

Sur Internet, il existe une multitude de sites Web permettant de consulter des archives patrimoniales et historiques, notamment à travers les centres d’archives d’organismes culturels, de municipalités ou d’institutions d’enseignement, de sociétés d’histoire, de musées nationaux ou de grandes bibliothèques publiques. Les documents contenus dans ces centres d’archives témoignent à la fois d’évènements sociaux, culturels et politiques, mais aussi de parcours singuliers d’hommes et de femmes ayant plus ou moins marqué notre mémoire par leur implication et leur engagement dans la société qui les a vus évoluer.

Depuis l’avènement du Web, la pratique de diffusion d’archives historiques a connu plusieurs phases d’évolution. Les centres d’archives ont d’abord fait connaître leurs services en diffusant des informations de base (historique, mission, description générale des fonds, heures d’ouverture, modalités d’accès, etc.). Ils ont ensuite développé des instruments de recherche et des expositions virtuelles permettant de mieux comprendre la valeur et la portée des archives qu’ils conservaient. Ces instruments de recherche pouvaient comprendre des plans de classification et des descriptions de séries, de sous séries de dossiers et de pièces, parfois en format texte ou encore intégrés à une base de données interrogeable. Ces bases de données ont progressivement évolué en intégrant un nombre grandissant de documents numérisés (textes, images, segments audio et vidéo) proposant de multiples formats d’affichage (tableaux, listes, nuages de mots-clés, frises chronologiques, carrousel d’images, etc.), selon plusieurs thématiques, supports d’archivage ou plans de classification.

Contexte et usages d’archives historiques sur le Web

Selon Couture & Rousseau (1982),  « ce n’est pas une fin en soi d’acquérir, de traiter et de conserver des archives. L’objectif ultime de l’archiviste est de rendre accessible et de préparer à une diffusion les informations qu’elles renferment ».

Pour appuyer cette idée, mentionnons les travaux de Lemay & Klein (2012) qui résument les défis d’interprétation et de médiation que doivent relever les archivistes à propos de la diffusion d’archives dans l’environnement numérique. Cet enjeu de diffusion met en relation un ensemble d’intervenants, de pratiques et de techniques qui doivent s’articuler dans une action cohérente si l’on souhaite développer des projets efficients. Les auteurs envisagent 12 types de travaux (un petit clin d’œil aux 12 travaux d’Hercule ou de ceux d’Astérix) auxquels les archivistes doivent se consacrer pour réussir le vaste chantier de la diffusion des archives sur le Web. Aux fins du présent exercice, nous retiendrons les sept objectifs (travaux) suivants :

  • encourager une culture de la collaboration;
  • développer des outils de gestion;
  • s’adapter aux nouveaux concurrents, nouveaux lieux, nouvelles pratiques;
  • encourager le contact direct avec les publics;
  • connaître les usagers et les usages des archives;
  • exploiter la force de l’intelligence collective;
  • établir un partenariat entre les archives, les bibliothèques et les musées.

De manière générale, on remarque que ces objectifs sont largement orientés vers la médiation*, soit la participation active des publics à l’émergence et à la constitution d’une culture de partage et de collaboration.

Aujourd’hui, on observe que certains centres d’archives intègrent et exploitent les ressources externes mises gratuitement à leur disposition sur le Web. Ce faisant, l’accessibilité aux archives s’en trouve grandement bonifiée.

Pensons d’abord à l’usage des médias sociaux qui agissent à la manière de dépôts numériques hébergeant des documents visuels ou audiovisuels (Flicker, Instagram, Wikimedia Commons, YouTube, Vimeo, etc.). La fonction d’annotation de ces plateformes de partage de ressources contribue à une certaine forme de mutualisation externe (crowd sourcing) puisque les utilisateurs peuvent y laisser des commentaires, relevant souvent de l’appréciation personnelle, mais intégrant aussi parfois des informations factuelles permettant de contextualiser et d’enrichir une certaine compréhension de l’archive. L’archiviste aurait alors l’opportunité d’agir à titre de médiateur dans la mesure où il déciderait d’alimenter ou non les messages publiés par les utilisateurs.

 Pensons aussi aux réseaux sociaux (Facebook, Twitter) qui sont des canaux de communication très puissants pour créer du lien social entre les utilisateurs. Ces réseaux transforment aussi le rôle et la fonction de travail de l’archiviste puisque ce dernier peut maintenant démultiplier les opportunités de médiation et de développement de nouveaux publics.

 La distinction entre les médias sociaux et les réseaux sociaux peut parfois sembler tenue dans la mesure où l’ensemble de ces dispositifs offre des capacités de réseautage social ou d’agrégation de contenu visuel et audiovisuel. Toutefois, dans l’état actuel des pratiques et des usages de ces plateformes, nous nous contenterons de considérer que les médias sociaux (YouTube, Flicker et Instagram, Wikimedia Commons), bien qu’ils intègrent des capacités de réseautage social, agissent davantage à la manière de dépôts numériques ou de plateformes de partage de ressources. Quant aux réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter, bien qu’ils permettent l’agrégation de contenus visuels et audiovisuels, ils agissent surtout comme des plateformes de communication dédiée au réseautage social et à la création de communautés d’intérêts.

figure-1-rene-st-pierre

Cliquez sur le tableau pour l’agrandir

Ces archives se retrouvent principalement dans quatre grands espaces d’interprétation ou de médiation (section orangée) : les médias sociaux, les réseaux sociaux, les sites Web traditionnels et les applications de réalité augmentée (téléphones et tablettes). Ce dernier espace est particulièrement propice à la médiation ou à l’interprétation en contexte muséal ou encore en présentiel (sites patrimoniaux ou historiques, carrefours urbains, etc.).

À gauche, le schéma illustre le fait que ces archives peuvent être rendues accessibles dans différents contextes publics et professionnels : en bibliothèque, en centre d’archives et au musée. Incidemment, ces trois domaines possèdent plusieurs fonctions ou finalités communes : l’acquisition, la préservation, l’accès, l’exposition et la recherche. Ils peuvent donc partager leur expertise par la concertation et le transfert de connaissances, et ce, au profit de publics intéressés par la mise en valeur du patrimoine matériel et immatériel. Par ailleurs, le principe de fédération de données bibliographiques ou de données provenant de collections muséales ou de centres d’archives ouvre la voie à des nouvelles formes d’exploitation et de médiation des objets de la mémoire collective. C’est la concertation BAM (bibliothèque, archive et musée).

 Enfin, au centre et en bas du schéma, les concepts d’interopérabilité et de Web sémantique illustrent le potentiel de ce que peut porter le « traitement intelligent » des archives sur le Web, notamment dans le domaine de la concertation BAM. Ces concepts relativement nouveaux sont appelés à occuper une plus grande place dans les pratiques archivistiques des prochaines années. Ainsi, de nouvelles applications pourront récupérer des métadonnées issues de sites Web ou de dépôts numériques d’archives, les réorganiser et les exploiter selon différents besoins (recherche, diffusion, médiation, etc.)

État des lieux au Québec

En nous basant sur cinq entrevues que nous avons réalisée avec des intervenants œuvrant dans des centres d’archives établis, nous en venons à la conclusion suivante : dans la plupart de ces contextes, on observe que le manque criant de ressources limite grandement le développement de projets de diffusion d’archives sur le Web. Quatre des cinq centres d’archives ont bénéficié d’un financement public ponctuel et non récurrent. Par exemple, un centre d’histoire financé par le programme d’agrément de BAnQ, réussit à peine à maintenir sa structure en place grâce à des commandites et des partenariats locaux. Pour un musée, un financement octroyé par le Ministère de la culture permettra de mettre en valeur un fonds d’archives acquis au début des années 70. Enfin, dans le cas d’une autre institution culturelle, un financement récent permettra d’effectuer le traitement initial des archives depuis la création de l’organisme jusqu’à la célébration de son 50e anniversaire qui a eu lieu dans les années 80.

Ces quelques exemples illustrent bien le manque de ressources, et ce, pour le simple traitement initial des archives (inventaire, tri, classement, indexation, etc.). On imagine bien que leur mise en valeur sur le Web n’est pas pour demain…

Étude de cas : la Fondation Armand-Vaillancourt

Le Centre d’archives de la Fondation Armand-Vaillancourt (FAV) figure parmi les organismes culturels s’étant donné comme mission de mettre en valeur et de rendre accessible le patrimoine archivistique qu’il préserve. Prêté par l’artiste, ce fonds d’archives contient plus de 75 mètres linéaires de documents textuels et iconographiques, et plus de 300 heures d’écoute de documents sonores et audiovisuels.

 Le Centre d’archives de la FAV s’est aussi donné comme mission d’élargir ce fonds primaire par l’acquisition d’autres fonds d’archives d’artistes ayant œuvré dans la mouvance de l’art social et engagé. En ce sens, la mission du Centre d’archives de la FAV répond aux besoins de plusieurs intervenants des milieux de la culture, de la recherche et de l’enseignement (chercheurs, professeurs, conservateurs, commissaires, historiens, journalistes, galeristes, etc.) souhaitant consulter ou utiliser les archives des artistes déposants.

 Depuis 2014, la Fondation utilise la plateforme Archiv’ART (www.archivart.ca), un outil de gestion documentaire et d’archives spécifiquement conçu pour gérer les archives de l’artiste, mais qui peut également servir à d’autres usages (réf. : l’Entrepôt numérique d’œuvres artistiques contemporaines : http://www.enoac.ca). Cet outil sert notamment à faire de l’indexation d’œuvres, de notices bibliographiques (découpures de presse, articles de revues spécialisées, documents audiovisuels, etc.) et de documents afférents aux productions de l’artiste (croquis, plans, devis, correspondances, cartons d’invitation, photos d’exposition ou de production, artéfacts, etc.).

 Malgré l’intérêt et la pertinence d’utiliser la plateforme Archiv’ART pour documenter l’œuvre de l’artiste, la Fondation Armand-Vaillancourt ne dispose actuellement pas des ressources humaines, matérielles et financières nécessaires à l’opération et à la maintenance d’un centre d’archives qui serait ouvert à la consultation.

Par ailleurs, et selon le règlement de BAnQ concernant l’agrément d’un service d’archives privées, le centre agréé doit organiser des activités d’information, de sensibilisation, d’éducation et de diffusion. C’est dans ce contexte que nous avons exploré des pratiques actuelles en matière d’interprétation et de médiation culturelle d’archives historiques sur le Web. Pour alimenter cette réflexion, nous avons concentré nos efforts sur l’observation de pratiques exemplaires de mise en valeur d’archives à travers un certain nombre d’expositions virtuelles (cyberexpositions) et autres dispositifs en ligne produits par des organismes et institutions reconnus. À la lumière de ces découvertes, nous considérons aujourd’hui être plus à même de concevoir et développer nous-mêmes des activités de diffusion engageantes pour la Fondation Armand-Vaillancourt.

Nous avons donc entamé une réflexion quant à l’opportunité d’étendre les fonctionnalités de la plateforme Archiv’ART pour rendre son contenu accessible sur le Web, tout en y intégrant l’usage des médias et des réseaux sociaux. Ce faisant, nous souhaitons atteindre un public élargi et espérons que les archives de l’artiste intéresseront plus qu’une poignée d’initiés friands d’arts visuels. En effet, les archives de la Fondation contiennent des milliers de documents liés à l’histoire des mouvements culturels et sociaux du Québec depuis les années cinquante. Il y a donc là un corpus documentaire très riche dépassant la simple production de l’artiste.

Pratiques exemplaires de mise en valeur d’archives sur le Web

Ce qui guide l’appellation de « pratique exemplaire » peut grandement varier d’un contexte à l’autre. Il nous apparaitrait donc périlleux de simplement énumérer un ensemble de critères, d’en vérifier ensuite la présence pour finalement établir un pointage qui permettrait de statuer de son critère hypothétique d’excellence.

En effet, dans certains cas, la finalité d’un site pourrait, par exemple, ne se limiter que dans l’offre de ressources didactiques destinées à des enseignants du secondaire. Dans un autre cas, l’objectif principal du site pourrait être d’encourager les utilisateurs à contribuer à l’enrichissement de ses contenus. Par ailleurs, puisque les ressources pour médiatiser des archives sur le Web sont souvent limitées, il est normal qu’un nombre restreint de fonctionnalités puisse finalement être mis en œuvre dans une seule production. Souvent, se sont les institutions bien établies comme les centres d’archives des universités, des grandes villes ou des grandes bibliothèques qui disposent de suffisamment de ressources pour mener à bien des projets de mise en valeur d’archives sur le Web.

Le tableau qui suit présente près d’une trentaine de sites Web qui nous apparaissent « exemplaires » dans ce qu’ils contiennent ou qu’ils mettent en œuvre pour valoriser efficacement des archives historiques.

tabeau-rene-st-pierre-1

Cliquez sur le tableau pour l’agrandir. Voir la webographie en annexe pour les hyperliens vers les sites web.

De façon générale, les centres d’archives les mieux outillés pour mettre en valeur leurs archives sur le Web sont ceux déjà supportés par les institutions du savoir et de l’enseignement tels les bibliothèques nationales, les centres d’archives municipales, les musées, les universités ainsi que certains organismes dédiés à la diffusion de l’histoire ou de la production audiovisuelle.

Cette mise en valeur se fait de différentes manières, bien souvent avec un niveau de profondeur proportionnel aux ressources disponibles et aussi parfois selon la vision que peut en avoir le ou les archivistes attitrés à cette tâche. Il n’y a pas vraiment de normes établies sur la manière de médiatiser ces contenus. Tout au plus existe-t-il certaines tendances lourdes qui reflètent les demandes des utilisateurs, notamment la présence massive d’images ou de vidéogrammes diffusés sur les médias sociaux.

Conclusion

La pratique de la mise en valeur d’archives historiques sur le Web est un domaine d’étude relativement nouveau puisqu’il est intimement lié à l’évolution récente des technologies de l’information et de la communication.

Les prochaines années verront progresser le concept de Web sémantique par la consolidation de nouveaux standards d’interopérabilité basés sur l’usage intensif de formats de données et de protocoles d’échanges normés. Le projet Record In Contexts (RIC) du Conseil International des Archives permettra éventuellement de fusionner un ensemble de protocoles définissant les règles de description des archives, assurant ainsi une plus grande interopérabilité entre les systèmes.

Le concept de données ouvertes liées visera aussi à faire dialoguer des institutions entre elles (bibliothèques, archives, musées) afin d’offrir un meilleur accès à des contenus et à des expositions encore plus riches.

Enfin, la question du financement des projets liés à la valorisation des archives sur le Web demeurera un enjeu pour lequel il faudra investir davantage d’efforts en recherche. Autrement dit, comment arriver à développer un argumentaire crédible auprès de partenaires et de bailleurs de fonds qui appuieront notre démarche et notre engagement face à notre devoir de mémoire…

***

*NOTE : Cet article est une synthèse d’un travail de session présenté dans le cadre du cours Interprétation et médiation cultuelle (SLO 6076) du programme court de 2e cycle en médiation culturelle de l’UQTR. Il peut être réutilisé selon la licence Creative Commons BY-NC-ND.

À propos de l’auteur :

René St-Pierre est archiviste à la Fondation Armand-Vailancourt et développeur de la plateforme Archiv’ART. Détenteur d’une maîtrise en communication multimédia et d’un doctorat en études et pratiques des arts,  il poursuit une démarche de recherche et de création à l’aide des technologies numériques depuis plus d’une vingtaine d’années pour les secteurs de la culture et de l’éducation. Pour contacter René St-Pierre: info@archivart.ca

Pour aller plus loin :

Charbonneau et al. (). 2015. La diffusion et la mise en valeur des archives : L’archiviste devenu entrepreneur. Dans L. Gagnon-Arguin, M. Lajeunesse (Éds.), Panorama de l’archivistique contemporaine: évolution de la discipline et de la profession (pp. 204-222). Montréal, QC : Presses de l’Université du Québec.

Couture C. & Rousseau, J.-Y. (1982). Les archives au XXe siècle. Montréal, QC : Université de Montréal, Service des archives.

De Gagné, J.-F. (2011). L’utilisation des technologies du Web 2.0 par le milieu archivistique. Travail réalisé dans le cadre du cours SCI6111 Politique de gestion des archives. Montréal : Université de Montréal, École de bibliothéconomie et des sciences de l’information. Repéré à  https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/handle/1866/4796

Filippozzi, L. (2008, avril). Le web comme outil de diffusion des archives. Revue électronique suisse de science de l’information. Repéré à  http://www.ressi.ch/num07/article_044

Lemay, Y., & Klein, A. (2012). La diffusion des archives ou les 12 travaux des archivistes à l’ère du numérique. Les Cahiers du numérique, 8(3), 15-48. Repéré à https://www.cairn.info/revue-les-cahiers-du-numerique-2012-3-page-15.htm

Robert, M. (2014). L’ère des archives québécoises sur le Web. Cap-aux-Diamants : la revue d’histoire du Québec, #116, 18-21. Repéré à http://id.erudit.org/iderudit/70828ac

Roy, S. (2012). La diffusion d’archives à l’aide des technologies du Web 2.0 : le cas du Musée McCord (Mémoire de maîtrise inédit). Repéré à https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/handle/1866/8447

Theimer, K. (2010). Web 2.0 Tools ans Strategies for Archives and Local History Collections. New York : Neal-Schuman.

Quelques définitions :

*Expositions virtuelles/cyberexpositions : Ce concept-clé fait référence à l’exposition (à la manière d’un musée, d’une galerie d’art, d’un centre d’interprétation, etc.) d’éléments du patrimoine (social, culturel, politique, historique, technologique, scientifique, etc.) par l’usage de technologies numériques. Elles peuvent se décliner sous différentes formes, telles une borne interactive dans un musée, une page web sur Internet ou une application conçue pour les dispositifs mobiles (tablettes et téléphones intelligents). Dans tous les cas, elles contiennent une dimension interprétative et/ou de médiation culturelle, selon les objectifs et les publics visés par le projet d’exposition.

*Médiation numérique : Selon Soret (2016), le concept-clé de la médiation numérique pourrait se définir de la façon suivante :  […] La médiation culturelle numérique est la mise en relation des publics avec les objets (spécimens) exposés et les messages (historique, scientifique…) produits par l’institution, par l’interface de dispositifs électroniques interactifs. Présentés sous un format attractif et ergonomique pour inciter à leur utilisation, ces dispositifs permettent à leurs usagers une appropriation autonome, mais néanmoins contrôlée, du message proposé par l’équipe muséale. Ils offrent aux usagers une expérience globale de contextualisation des objets mis en valeur, quel que soit leur univers culturel (historique, scientifique…). Pour faciliter cette acculturation, et les échanges entre usagers qui en découlent, les dispositifs proposés doivent répondre à une/des attente (s) formulée par les publics, dans le cadre de l’éducation informelle et/ou du débat public, et être à jour des technologies qu’ils utilisent au quotidien pour en favoriser l’utilisation ainsi que le partage du contenu de l’expérience vécue.

Webographie:

Archives de la Ville de Montréal Repéré à http://archivesdemontreal.com

Archives de la Vendée Repéré à http://www.pwnhc.ca/item/nwt-historical-timeline/

Bibliothèque et Archives Canada Repéré à http://www.bac-lac.gc.ca/fra/Pages/accueil.aspx

Bibliothèque et Archives Canada – Au delà des tranchées Repéré à https://youtu.be/yedBAqx5Is8

Bibliothèque et Archives nationales du Québec – Archives Repéré à http://www.banq.qc.ca/archives/

Centre d’archives de Vaudreuil-Soulages Repéré à http://www.chlapresquile.qc.ca

Cinémathèque québécoise (2014). À tout prendre de Claude Jutras : 50 ans  Repéré à http://collections.cinematheque.qc.ca/dossiers/a-tout-prendre/en-guise-de-presentation/

Congrégation Notre-Dame Repéré à http://www.archivesvirtuelles-cnd.org

Elephant-mémoire du cinéma québécois Repéré à http://elephantcinema.quebec

Expositions virtuelles des archives de la ville de Québec Repéré à http://www.ville.quebec.qc.ca/culture_patrimoine/archives/expositions_virtuelles/index.aspx

Fondation Lionel-Groulx Repéré à http://www.fondationlionelgroulx.org/Listes-des-fonds-d-archives.html

Hôpitla général juif Repéré à http://jgh.ca/fr/archivescentenaireherzl

London Metropolitan Archives Repéré à https://www.cityoflondon.gov.uk/things-to-do/london-metropolitanarchives/Pages/default.aspx

Maison Alphonse-Desjardins Repéré à https://www.desjardins.com/page-renvoi/maison-alphonse-desjardins/index.html

Musée des Beaux-Arts de Montréal Repéré à http://expositionvirtuelle.ca/index-fra

Musée McCord Repéré à http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/collections/

Musée québécois de culture populaire Repéré à http://www.culturepop.qc.ca/expositions-et-collections/expositions-virtuelles/

National Archives – USA Repéré à https://www.archives.gov

National Archives – UK Repéré à http://discovery.nationalarchives.gov.uk

New York Departement of Records Repéré à http://www.nyc.gov/html/records/html/archives/archives.shtml

Office National du Film Repéré à https://www.onf.ca/explorer-tous-les-films/

Ometz – Ligne de temps Repéré à http://www.ometz150.ca/ligne+de+temps+150/?sy=1933&ey=1958

SNCF – France Repéré à http://www.sncf.com/fr/transparence/open-archives

TNO Repéré à http://www.pwnhc.ca/item/nwt-historical-timeline/

Université Concordia Repéré à https://www.flickr.com/photos/rmaaconcordia/

Université du Manitoba Repéré à http://umanitoba.ca/libraries/units/archives/digital/index.html

 Université de Montréal – 125e anniversaire Repéré à http://www.125.umontreal.ca/histoire.html        

   Université de Montréal Repéré à         

  http://www.archiv.umontreal.ca

 Université du Québec à Montréal Repéré à https://archives.uqam.ca

Université d’Ottawa Repéré à http://www.uottawa.ca/archives/fr         

 

 

3 réflexions sur “La mise en valeur d’archives historiques sur le Web

  1. Pingback: La photographie, l’histoire et la contre-histoire : Entretien avec François Brunet | Convergence

  2. Très juste pour les revenus autonome, mais je doute que le peu de redevances perçues puissent financer grand chose… À contrario, un accès plus libre aux archives ouvre à la voix à des partenariats, des commandites, du mécénat, contribuant ainsi à valoriser l’histoire et le patrimoine, donc la culture au sens large.

  3. Article très intéressant! Effectivement, le manque de ressources humaines et financières ralentit énormément le développement de la mise en valeur des archives historiques. Le Web est un outil formidable pour faire connaître ces trésors, mais l’accès facilité et gratuit est un couteau à deux tranchants. Il permet de se faire connaître et de rendre les archives accessibles à tous, mais il prive l’organisme d’une source de revenus autonomes, puisqu’il ne peut plus demander des droits de reproduction à chaque utilisation.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s